Dog Red a écrit:L'Armée rouge encaisse sans broncher !
A l'été 43, la Wehrmacht n'a plus que la capacité de monter une offensive très limitée (Kursk) et même si on voit que ses pertes sont largement inférieures, elle ne peut plus les compenser... ...et être condamnée à la défensive partout (Sicile et Italie où les Alliés occidentaux ont débarqué en juillet et septembre 1943).
C'est le début de la fin.
L'opération
Zitadelle, contrairement aux deux opérations initialement prévues "
Habicht" (faucon) et "
Panther", qui, elles, étaient volontairement limitées, constituait une opération d'envergure; sauf qu'il avait fallu beaucoup trop de temps pour mettre en place les moyens nécessaires, délai qui avait permis à l'Armée Rouge, en partie grâce aux renseignements britanniques qui décodaient, de leur côté, les transmissions
Enigma allemandes, de consolider et renforcer ses positions.
Sur ce coup-là, Manstein, chaud partisan de
Zitadelle, s'était très sérieusement planté!

C'est Model, qui, jouant le "pompier de service", était parvenu à bloquer la contre-offensive qu'avaient déclenchée les russes fin juillet-début août 1943, mais en y laissant du matos et des "pinpins".
Effectivement, comme, en juillet 1943, çà virait, alors, vinaigre en Sicile, où, de manière générale, les troupes italiennes, de leur côté, faisaient (encore) globalement de leur mieux, tout en étant largement débordées par les Alliés, il avait fallu retirer des formations engagées dans
Zitadelle, pour les expédier en Italie, où il ne fallait pas être grand devin pour se douter que la progression alliée se poursuivrait "rapidement" (mi-septembre 1943!).

... Mais, d'une certaine manière, après une "quinzaine de jours", l'offensive
Zitadelle s'était, elle-même, avérée être un échec patent.
A dater de l'été 1943, jusque, en gros, juin 1944, les Allemands avaient plutôt bien réussi à contenir et souvent contrer les intentions soviétiques, mais çà avait définitivement "explosé", ce mois-là, après le Débarquement et le début de la Bataille de Normandie, l'Armée Rouge déclenchant, de son côté, son offensive majeure,
Bagration, aux alentours du 18 juin 1944, sur la partie la plus faible du
Heeresgruppe Mitte, secteur à propos duquel, à l'évidence, elle bénéficiait d'informations "précieuses"!
Il existe, à ce sujet, une "hypothèse",
non avérée (!!), celle de la possible existence d'une "taupe" au sein de l'
OKH, non identifiée, mais qui aurait "disparu" à l'occasion de la répression brutale effectuée au sein du
Stab de l'
OKH/OKW, qui avait suivi l'attentat du 20 juillet 1944.
Il y aurait, néanmoins, des situations militaires, qui tendraient "à confirmer" l'existence éventuelle de cette potentielle "taupe", car, à dater d'août 1944, la progression soviétique, tout en ayant été particulièrement efficace en juin-juillet 1944, s'était brutalement retrouvée "limitée", voire +/- "erratique", en août! Il y aurait bien "l'hypothèse" - qui n'en est pas une! -, celle des lourdes pertes enregistrées en deux mois et demi (juin-août 1944), mais, néanmoins, à l'époque, l'arrêt global de la "progression" de l'Armée Rouge - même si les Allemands avaient, eux-mêmes, fini par lui opposer des dispositifs bloquant son avancée -, semble, pour le moins, "curieux".
Il y a, selon moi, dans ce contexte, un cas " très particulier", le soulèvement de Varsovie, survenu à l'été 1944, où on s'était retrouvé, avec "en première ligne" des formations allemandes, et, dans Varsovie, des formations missionnées pour "traiter l'insurrection". Dans le même temps, bizarrement, la ligne de front soviétique, toute proche, tout en se contentant de tenir ses positions, n'avait quasiment pas bougé une oreille pour tenter d'aller renforcer l'action du soulèvement polonais... qui, lui, n'était pas d'obédience "communiste"!
