JARDIN DAVID a écrit:...Rien à voir avec la paix perdue en 1918, en partie par suite de la politique égoïste des états anglo-saxons.
Je peux me tromper, mais, là, Jean-Michel, tu as tendance à glisser sous le tapis ce qu'on pourrait considérer comme étant, lors de l'établissement des clauses du Traité de Versailles, les "volontés (politiques) vengeresses" françaises...que, au demeurant, notre haut-état-major militaire avait considérées comme étant "dangereuses à terme".
Le plus beau de l'histoire était que nos hauts galonnés avaient, alors, été lucides, car en réduisant les effectifs de l'ex-A
lte Armee, aux 100 000 hommes d'une simple "force de police" (situation totalement inédite!), contraignant, selon les clause versaillaises, la troupe et les sous-officiers à "12 ans de service " minimum et les officiers, à 25 ans... on avait permis à la
Reichswehr de constituer, ainsi, l'encadrement "professionnel" (de qualité) de la
Wehrmacht et, plus particulièrement, celui de la
Heer, qui, au passage, avait été ruiné, au travers des combats qui s'étaient déroulés entre septembre 1939 et l'hiver 1941/1942,où, à la sortie de ce dernier, la
Heer avait été amenée à devoir constater qu'elle avait eu plus 800 000 hommes mis hors de combat, dont une bonne partie de son encadrement professionnel expérimenté. Malgré tous ses efforts, elle ne s'en était jamais vraiment remise.
Il n'est pas question, pour autant, dans mon propos de vouloir prétendre "tresser des couronnes de lauriers" à l'armée allemande, mais juste de "préciser" les erreurs (fatales!) de certaines clauses du Traité de Versailles, qui avaient permis, dans l'entre-deux-guerres, à la
Reichswehr à se professionnaliser et se "spécialiser"!
Je rappelle juste que, dans le même temps, en France, on avait sérieusement réduit pour des raisons "économiques", le temps de service des appelés sous les drapeaux et procédé à des mises à la retraite "d'office" de cadres subalternes expérimentés. En arrière-plan, en France, on trouve, aussi, la hantise du "vieux spectre" de l'armée française, où, durant les décennies de 1830 à 1850, l'encadrement était devenu le refuge d'aimables "fonctionnaires pantouflards"... "chassant", pour l'essentiel, leur solde de "retraité de l'Armée"(!), sachant que, à l'époque, les militaires étaient les seuls à percevoir ce qui pouvait constituer une "retraite"!
Selon moi, il y a un problème avec l'Histoire militaire française, car il convient souvent d'aller devoir chercher bien loin en "arrière", la raison d'être (où la motivation) de certaines décisions gouvernementales et/ou "parlementaires"!
