iffig a écrit:Un reconstiteur espagnol nous présente un bonnet de police destiné à remplacer le traditionnel bonnet de matelot, trop compliqué et trop cher à fabriquer.
J'ai un "p'tit doute" sur les explications avancées, à savoir les supposées complication et coût de la fabrication du "bonnet de mataf". Dans le domaine du "radinisme" de l'intendance militaire, celle de l'armée française, toutes branches confondues, dispose d'une réputation solidement installée!
Le "bachi" du mataf français était, lui-même, "d'essence récente" - Réglement de mars 1858 -, mais il est vrai qu'il y avait aussi derrière tout le poids du Ministère de la Marine et l'importance des effectifs militaires. De surcroit, les dotations se limitent, le plus souvent, à deux exemplaires du susdit couvre-chef lors de l'attribution de son "sac" à l'incorporé, ce qui ne va pas "péter" bien loin financièrement.
La marine allemande, devenue en 1934, la Kriegsmarine, avait été l'une des très rares marines à adopter, pour des facilités de service, un "simple" calot pour son personnel (équipage, officiers-mariniers et, même, officiers subalternes), tout en conservant l'usage du "bonnet" ou de la casquette pour ses autres tenues.
L'influence "allemande" n'avait surement pas eu d'effet sur la marine républicaine espagnole; par contre il est fortement possible que la gouvernance républicaine, en adoptant ce "bonnet de police" souhaitait ainsi "mettre fin" au particularisme des matafs, par rapport aux autres branches de son armée, car il contrariait les intentions "égalitaires" de "soviétisation" de ses éléments les plus communistes. Elle avait alors probablement dû concéder le port du col "bleu", mais ce n'était, là, pour ces derniers, qu'une première étape.
D'une certaine manière, on pourrait bien retrouver, là, une forme de "réplique" des premières intentions "révolutionnaires" françaises, qui, dès 1790, avaient fait des pieds et des mains pour "ratiboiser" le particularisme de la Marine, corps d'essence "royale", et tenter d'en faire une simple composante de l'Armée.

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. L'instauration de la Seconde République espagnole date de 1931, il s'était donc écoulé "5 ans" jusqu'au déclenchement de la Guerre Civile. Cà laissait, en principe, du temps à la gouvernance, quelque était sa "couleur" politique, pour "fidéliser" son armée nationale, même en tenant compte de son "particularisme politique". Or, çà n'avait pas été le cas, car elle avait alors ratiboisé ses "prérogatives" et soigneusement mis à l'écart les quelques chefs militaires compétents qui y œuvraient, en les mettant d'office à la retraite ou en les expédiant assurer leurs commandements dans des endroits "paumés", comme Franco, aux Canaries!
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