Post Numéro: 826
de Gaston
30 Avr 2020, 12:48
Très joliment dit, brehon ! J'adore !
Mais moi, il y a un truc qui me chiffonne de plus en plus. Ce sont les chiffres. On nous les met en pleine figure, bruts de décoffrage, sans véritable analyse. Donc, j'ai fait travailler mes neurones en me basant sur la situation en Suisse, mon pays. Sur la base des chiffres de ce mardi, soit 29'264 cas, dont hélas 1'699 décès, avec un bon point : 22'600 cas se sont réglés par des guérisons, j'ai poussé l'analyse plus loin. Il y a en cours 4'965 cas dont 185 sont graves ou critiques. L'occurence des cas est de 3'381 cas et de 196 décès pour 1 mio d'habitants. Le nombre de tests effectués à ce jour est de 256'500, ce qui représente une occurence de 29'637 tests pour 1mio d'habitants : c'est trop peu, mais bon... source : la référence, worldometers.
Alors... de quoi est-on sûr ? il y a tois constantes. Le nombre de décès : 1'699 (c'est trop...). Le nombre d'hospitalisations, à considérer comme des cas plus ou moins graves : 3'537. Et du chiffre le plus important de tous : la population totale de la Suisse, soit environ 8'500'000 habitants. Et deux variables : le nombre de tests et celui des cas positifs.
En croisant ces chiffres, et le nombre des tests effectués, on peut se faire une idée plus précise des choses. Et surtout... on comprend mieux le pourquoi de la volonté de ne pas vouloir tester tout le monde, car la vérité apparaîtrait et le château de cartes qui a provoqué ce qu'il est convenu d'appeler la crise économique (qui était déjà là avant, n'en déplaise à certains) s'écroulerait avec fracas !
256'500 tests ont été effectués jusqu'à ce mardi en Suisse, avec comme résultat 29'264 cas positifs. Je ne tiendrai pas compte de la fiabilité des tests : il y a des faux-négatifs, des faux-positifs... disons que ça s'équilibre entre les uns et les autres. Donc, si on ramène le nombre des cas positifs par rapport aux tests qui ont servi à les établir, on arrive à environ 11.4 % de résultats positifs. Il me semble dès lors, en toute bonne logique, qu'on peut considérer ce pourcentage comme représentatif de la population totale du pays si celle-ci avait été testée dans sa totalité (il pourrait même être plus haut si on considère que seuls se sont faits tester ceux qui se sont inquiétés d'une contamination éventuelle, mais retenons-le).
En conséquence, si on ramène le nombre des cas (11.4 % donc) à la population totale, on peut considérer que 969'000 personnes ont été contaminées à un moment ou à un autre. C'est effrayant ? ça fait peur ? pourtant... il n'y a pas de quoi ! Parce que, comme dit plus haut, les données sûres et auquel cela ne change absolument rien, ce sont les hospitalisations, et les décès ! Encore que pour ces derniers, il faut voir si ce sont des dècès PAR "machin" ou des décès AVEC "machin" ! Parce que si vous êtes contaminé par le "machin" mais qu'on vous inclut dans la statistique alors qu'en fait vous mourez à l'hôpital d'un cancer du côlon ou, pour caricaturer, des suites d'un accident de la route (donc quelque chose qui n'a strictement rien à voir avec la pandémie en cours, ce qu'il convient d'appeler un décès AVEC "machin"), on gonfle artificiellement la statistique des décès, ce qui devient de la falsification ! Mais admettons que ce nombre soit honnête et ne comporte que des cas de décès PAR "machin" (ce dont je doute très fortement). Il est donc de 1'699 (arrondissons-le à 1'700 : ça ne changera pas grand-chose à l'affaire), celui des hospitalisations de 3'537 (là aussi arrondissons-le à 3'550, si vous êtes d'accord).
Donc, si on estime que les hospitalisations sont logiquement toutes des cas graves et qu'on les ramène aux 969'000 cas qu'il doit raisonnablement exister dans le pays, le pourcentage des cas graves est de 0.37 %. Celui des décès est, lui, de... 0.18 % ! On est visiblement très loin des taux alarmistes qui ont servi à enclencher une chaîne d'évènements qui va provoquer chômage, misère, suicides et autres joyeusetés !
Pour info, un autre chiffre pour rendre les choses plus claires : il y a déjà plus de 650'000 personnes en Suisse qui sont aidées par Caritas ! si on ajoute à cela les chômeurs (partiels ou complets), bénéficiaires d'aides sociales étatiques ou d'autres services d'assistance ainsi que les bénéficiaires des mesures mises en place actuellement, on doit très probablement dépasser le million de personnes !
Tout ça pour 0.37 % d'hospitalisations auxquelles le système de santé n'était pas préparé puisque depuis plus de 30 ans, des politiques néo-libérales sont appliquées en Suisse. Les mêmes qui ont entraîné la limitation des budgets de la santé, la baisse du nombre de lits disponibles aux urgences, la limitation du personnel hospitalier qui est aujourd'hui surchargé malgré son courage et son abnégation, mais aussi qui ont entraîné le phénomène des "working poors" qui doivent actuellement demander des aides sociales quand le chômage ou le filet social mis en place ne suffit pas déjà en temps normal pour simplement survivre. Ces politiques néo-libérales ont aussi créé les problèmes de santé engendrés par le stress, conséquence de l’exploitation des travailleurs et de la destruction de nos conditions de travail, lequel affaiblit le système immunitaire, donc rend plus vulnérable au "machin". Pendant ce temps, les assureurs s'en sont mis plein les poches par la hausse des primes d'assurance-maladie, aux plus grands bénéfices des actionnaires, ces rapaces confiscateurs de l'économie ! Le résultat de ces politiques néo-libérales, c'est que 0.18 % des personnes contaminées sont décédées (à nouveau, je ne fais pas le distingo des morts PAR ou AVEC "machin", mais il est établi que 95 % des décès ont été dûs à des maladies pré-existantes comme l’hyper-tension, l’obésité, le manque de sommeil, etc, beaucoup de ces pathologies étant dûes au stress, pas au "machin" lui-même, ce qui ramène le taux réel de létalité du virus à... 0.009 % !!!).
Résumons : 0.37 % de cas graves, 0.18 % de dècès dont 95 % sont imputables à des maladies pré-existantes, ce qui ramène le taux réel des décès à 0.009 %. Vous savez ce qui est VRAIMENT grave ? C'est qu'à cause de statistiques biaisées, ce sont des centaine de milliers de personnes qui se retrouvent dans les difficultés à cause du fait que les chiffres, présentés sans analyse, ont créé la peur sur laquelle toutes les mesures ont été prises ! J'ai presque envie de dire : tout ça pour ça !!!
Et le détail qui tue : toute crise économique a des conséquences graves pour les classes les plus défavorisées et pour la classe moyenne. Mais les super-riches, eux, s'en sortent toujours très bien et font même d'énormes bénéfices, notamment en concentrant encore plus l'économie et le pouvoir entre leurs mains !
Une petite histoire de sagesse pour conclure, signée A. de Mello :
La Peste était en route vers Damas et croisa à toute vitesse la caravane d'un chef dans le désert. « Où allez-vous si vite ? s’enquit le chef.
- À Damas, j'ai l'intention d'y prendre mille vies »
Au retour de Damas, la Peste croisa de nouveau la caravane. Le chef dit : « C'est cinquante mille vies que vous avez prises, non mille.
- Non, dit la Peste : j'en ai pris mille. C’est la Peur qui a pris le reste »
Ce que nous vivons actuellement ressemble de plus en plus à ça ! La peur, par ce qu'elle entraîne, va tuer en plus grand nombre que le "machin" !!! Elle a d'ailleurs déjà commencé à le faire : combien de personnes sont mortes à leur domicile, de pathologies diverses, voire d'accidents domestiques (si, si, ça arrive...) par crainte d'aller se faire soigner ou pire, les violences domestiques qui peuvent aussi tuer. Et... combien de suicides entraînés par le désespoir, la perte de son revenu ou de sa petite entreprise créée avec difficulté et qui ne tourne plus depuis des semaines ? Mais ça, on s'abstient bien de nous le dire !
Vous commencez à comprendre, là ??? Parce que moi, le seul truc que je n'arrive pas à comprendre, c'est : moi qui suis une personne à risque (âge, santé), je n'ai absolument pas peur. Pourtant, je ne suis ni meilleur, ni pire, ni plus courageux, ni plus intelligent qu'un autre... alors... pourquoi les gens ont-ils peur ? Personnellement, je suis prêt à prendre le risque d'attraper ce "machin" pour pouvoir reprendre une vie normale, si la misère généralisée peut être évitée. Pas dans le but que ceux qui ont confisqué l'économie puissent recommencer à s'engraisser (d'ailleurs... ont-ils arrêté, durant cette période d'arrêt généralisé de l'économie ?), mais dans le but que chacun puisse avoir un revenu lui permettant de vivre décemment, sans avoir à demander d'aides.
A l'appui de ce que je dis, je vais vous donner un autre exemple. Celui de la Thaïlande, pays où j'espère m'installer une fois à la retraite et sur lequel je m'informe régulièrement. Pour une population de 80'000'000 d'âmes, ils ont enregistré environ 3500 cas positifs et 55 décès. Par rapport à la situation en Occident, ces chiffres sont plutôt enviables. Et qu'on ne vienne pas me dire qu'ils sont faux : la Thaïlande n'est pas un pays riche, mais un pays en développement, fortement tributaire du tourisme (lequel se base sur la confiance que les gens qui s'y rendent peuvent avoir dans le pays), et qui n'a donc aucun intérêt à falsifier quoi que ce soit, surtout que ça peut lui permettre de demander des aides internationales. Comme chez nous, un train de mesures a été mis en place : fermeture des frontières (donc plus de touristes), fermeture de l'économie (à l'exception des magasins de produits de première nécessité, évidemment, mais avec l'interdiction de vente de boissons alcoolisées) et confinement (plus strict encore que chez nous, puisqu'accompagné d'un véritable couvre-feu de 22:00 à 04:00 du matin). Résultat immédiat : 27'000'000 personnes ont perdu leur seule et unique source de revenus, puisqu'elles sont dépendantes de l'activité touristique (ce sont des chauffeurs de taxi ou de tuk-tuk, personnel d'hôtels, bars, cafés, restaurants, clubs ou discothèque, vendeurs de rue, personnel de maintenance, ou encore petits indépendants). Conséquence : vu l'absence de filet social, misère et augmentation dramatique des morts par suicide, dont le nombre a déjà dépassé celui des morts du "machin" !
Voyons plus large : ceci doit très probablement être la même chose dans tous les pays dépendants du tourisme. Et entraînera partout misère généralisée, malnutrition, épidémies autrement plus graves que le "machin" qui semblera être une aimable plaisanterie en comparaison, troubles psychologiques, désespoir et suicides. Ceci sans compter les troubles sociaux, possibles guerres civiles, voire plus généralisées.
Et il ne faut pas se leurrer : ça va aussi se passer dans les pays européens, mais juste avec un poeu de retard... au vu de tout ceci, il est donc urgent de ré-ouvrir le monde au plus vite, tout redémarrer idéalement avant l'été, pour que les pays dépendants du tourisme (et ils sont nombreux, y compris en Europe) puissent avoir une source de revenu pour leur population. Par contre-coup, ça fera aussi repartir le reste de l'économie.
Désolé si j'ai été un peu long, mais je trouve intéressant et urgent que tous, nous analysions plus profondément ce qui se passe, car apparemment, nos dirigeants ne se remettent pas en question et ne remettent pas en question le bien-fondé des mesures adoptées.
Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.
M. Audiard