L'amnésie est un sport international!
C'est même une certitude : la crise actuelle profite à certains qui, grâce à elle, peuvent se remplir encore plus les poches. Pourquoi renonceraient-ils à leurs bénéfices après, si pour les pérenniser, il leur suffit de nous tordre le cou comme ils l'ont toujours fait ?
Nous allons vers des jours sombres, et ils pourraient bien donner lieu à pire qu'une crise économique... 1929-1939, c'est parlant, non ?
Le catastrophisme forcené et la "dénonciation" très souvent improbable de supposés nantis et profiteurs - qui, de toute manière, ne sont pas à l'origine de la pandémie! - ne sont, peut-être, pas de mise, actuellement.

Air France coure à la catastrophe, pour la SNCF, ce n'est pas beaucoup mieux, notre plus grosse entreprise nationale de produits pétroliers, perd, actuellement, 1 million de roros par jour (!) - sachant, par exemple, que les stations autoroutières sont ouvertes (à effectif réduit), mais qu'il n'y a, de toute façon, quasiment pas de clients! .. il n'y a plus une bagnole qui se vend ou est livrée, les GSA (grande surfaces alimentaires) "vivotent", car ce n'est pas avec un lâchage d'une vingtaine pinpins, toutes les 10-15 minutes - officiellement, 200 clients maximum pour 10 000-11000 m² de surface commerciale (hors galerie marchande fermée)... Dans tout ce qui est restaurant, bistrot, c'est "morte c...", même si certains, parmi les premiers cités, parviennent à se sauver, provisoirement, les fesses, grâce à leur service "traiteur" ; les agences de tourisme vont crever -et je ne parle pas de leur concurrence ouebienne, qui leur a , déjà, fait tant bobo! - etc.
L'activité libérale "indépendante" va, à coup sur, en prendre plein la tronche - je remercie, à ce sujet, tous les jours, "le Seigneur", de m'avoir permis de prendre ma retraite dans des temps plus "cléments", parce que, déjà, j'étais très mal (c'est un euphémisme, car, en d'autres temps, çà m'aurait valu la prison pour dettes !), il y a 13 ans, en raison de la très lourde chute de mon domaine d'activité. De nos jours, je crèverais la "gueule ouverte", sans le moindre fifrelin, ni aucune "réserve financière" et les services administratifs de traitement des dossiers de retrait, même, s'ils ont, officiellement ouverts, ne travaillent que par voie oubienne - ce qui, par expérience, s'avère être une solution assez compliquée et, trop souvent, très lente ! Au final, les entreprises libérales sérieuses, qui , par création récente (moins de 2 ans) manquent, malheureusement, de l'historique suffisant, en sont, hélas, au même point qu'une bonne partie des "gugusses" auto-entrepreneurs ( par loisir rémunérateur!).
Les "auto-entrepreneurs" français me font, doucement, marrer (c'est très relatif!). On leur a concocté, durant la dernière décennie, des facilités de créations, y compris avec un capital de zéro Euro (aucune référence bancaire sérieuse, et, du côté des fournisseurs, payement au cul du camion exigé!), pour leur permettre de constituer leur assise financière, afin de passer, sans trop de problèmes, au statut d'entrepreneur libéral (EURL) ou rebondir en tant que créateur de SARL. Résultat : Cà avait été la course à la "démerde", soit pour se créer une activité secondaire, en tant que salarié et se faire du pognon "au noir", soit en déclarant "officiellement" des revenus "minables"(largement bidouillées, afin de s’exonérer des planchers d'imposition), sauf que, évidemment, le RSI - désormais, l'URSAFF -, ne couvre que dalle, en matière d'indemnisation éventuelle de chômage forcé, vu que le résultat des déclarations fiscales qui lui sont transmises sont, souvent, proches de zéro et, donc, insuffisantes pour justifier toute prise en compte et, surtout, le moindre prélèvement de toute cotisation sociale!
La population salariée française, majoritaire, est, elle, pour le moment, assurée de toucher, au moins, 84% de son salaire, l'Etat s'étant engagé à la défrayer, pour les 16% restants - tout au moins jusqu'à un certain niveau de salaire -, le reste étant des décisions au sein des entreprises -.
A la radio, ne se succèdent, désormais, jour après jour, que les interventions de cas personnels - parce qu'il ne faut pas rêver, dans ce genre de situation, on se fout un tantinet du problème de ses voisins! - qui viennent pleurer sur leur sort. Croyez-moi, parmi eux, les salariés de nos services publics, qui avaient créer, en parallèle, une "micro-entreprise", pour arrondir leur fin de mois - l'un d'entre eux, par exemple, jouait au "technicien de surface", en dehors de ses heures d'embauche! - ne sont pas les derniers à venir chouiner sur leur "perte" (supposée) de revenus complémentaires (Véridique!). On peut rajouter ceux qui pleurent, parce que, il y a 6, voire 9 mois, ils avaient acquis un séjour exotique à prix défiant toute concurrence... mais, évidemment, pas par le biais d'une agence ou d'un organisme de voyage ayant pignon sur rue, domaine où, de surcroit, tout le monde ne s'appelle pas "Club Med"...
https://www.clubmed.fr/l/coronavirus Alors, certes, en France, selon certains, " nous" serions au-dessous de tout, dans la gestion de cette situation de crise totalement inédite, incapables de mettre en place un dépistage systématique, etc. ... sauf que, si vous appelez le 15, croyez-moi, çà réagit très vite. Chez mon voisin d'en face (15 mètres à vol d'oiseau), l'ambulance des pompiers est venu embarquer, vite fait, jeudi dernier, un vieux monsieur de plus de 80 ans, le père du "mâle dominant".
Sauf que, à la campagne, notamment, en Alsace, quand il n'y a pas eu d’émigration urbaine, pour cause de boulot, les "Jeunes" et les Vieux" vivent, souvent, sous le même toit spacieux - nous disposons, également, en zone rurale, du vieux concept de spacieuses maisons "bi-famille" - les "Vieux", au rez-de-chaussée, les "Jeunes", à l'étage! Malheureusement, l'inflation immobilière avait flingué cette très vieille tradition familiale, qu'on retrouve, encore, de nos jours, en Italie - parce que, en dehors de la Lombardie (industrielle) et, dans une moindre mesure, dans les provinces avoisinantes, l'Emilie-Romagne et la Vénétie -, la "maison de retraite" pour les Anciens est très loin d'être la règle!
Cherchez l'erreur chez nous, où, tous les matins, les deux représentants majeurs (1F+1H) du foyer familial sont sensés partir au charbon ( le piège à c.. de la modernité!) ! Car, avec, ne serait-ce qu'un seul lardon, et, en zone urbaine dense, sur une surface d'habitation proche du rikiki, il est devenu très compliqué de prendre en charge son ou ses vieux parents (en plus, via le mariage, il y a deux "familles"!).
A noter que, en Allemagne, où les jeunes femmes ont le choix "drastique" entre "l'élevage de la couvée" à la maison ou le travail "enrichissant", mais qui, avec les frais de garde de leurs lardons (nounous, jardins d'enfant et maternelles, payants et non remboursés), exige des revenus plus conséquents, d'où un frein professionnel des plus conséquents, un taux de 55% de femmes au charbon (contre près de 70% en France, et 49% en Italie, et 30 & 60% en Suisse!), par rapport aux hommes, et, au passage, un taux de chômage "naturel" plus faible qu'en France!
Il n'y a aucune mysoginie dans mon propos, mais le travail des femmes, considéré par certains comme un des nécessaires facteurs de leur "émancipation", a aussi servi, chez nous, par répercussion "sournoise", à dézinguer la valeur moyenne du salaire individuel, vu que 7 revenus sur dix, en France, est, désormais, constitué sur la base de deux salaires, dans le même foyer fiscal! Sans faire, pour autant, dans l'allégorie marxiste exacerbée, je parle, là, du revenu très moyen, voire de base, français, mais, en aucun cas, de situations privilégiées.
