Post Numéro: 421
de morel
23 Mar 2020, 10:26
Bonjour,
Deux observations personnelles, vous en ferez ce que vous voudrez, c'est juste pour alimenter ce fil et prendre part aux échanges sans prétention.
Premièrement.
Au moment où les médias et les responsables politiques se déchaînaient sur l'irresponsabilité et l'absence de sens civique des personnes qui déjà au début du mois de mars ne respectaient pas les fameux "gestes barrières", le premier personnage politique de l'Etat se rendait, le 7 mars, à une représentation de théâtre et appelait à continuer à vivre "normalement".
Alors que le COVID 19 faisait ses premières victimes en France, un éminent médecin venait dire sur BFM/TV que ce virus n'était pas si dangereux que ça et que le décès d'un enseignant de Compiègne était dû aux facteurs aggravants qu'étaient : son âge, son diabète, ses maladies cardiaques. C'était juste oublier que ces précisions de médecin légiste ne pouvaient empêcher de voir que jusqu'à ce que le COVID l'infecte, cette personne s’accommodait de vivre avec ses problèmes de santé. Et puis, après tout, le SIDA non plus n'a jamais tué directement et pourtant il est la cause de la mort de millions de personnes.
Tandis que le virus se répandait atteignant la Corée du Sud, l'Iran, l'Italie à nos portes, aucun contrôle sanitaire n'était effectué dans nos aéroports, des supporters italiens venaient même assister à un match de foot en France.
Tout en nous annonçant la fermeture des bars, des restaurants, des discothèques et l'interdiction des rassemblements, notre premier ministre maintenait le calendrier des élections municipales...
Bref, je pense que malgré le précédent chinois et contrairement à ce qu'on vient nous dire à l'envie sur les antennes aujourd'hui, les "élites" et les autorités n'ont pas pris la véritable mesure de la pandémie avant qu'elle ne nous atteigne.
Deuxièmement.
Le corps médical dont la compétence et le dévouement ne sont pas à prouver, ne peut s'affranchir des lois et des règles.
Faute de disposer d'un traitement médical adapté, il ne peut attaquer le COVID 19 et il ne traite donc que ses symptômes ou ses conséquences avec les médicaments dont il dispose (Fièvre = paracétamol , lésions pulmonaires = traitement antibiotique + respirateur...).
Seule une équipe de professeurs fait directement front au coronavirus à Marseille en l'attaquant à partir d'un protocole non officiellement approuvé et même parfois "réprouvé" par d'autres médecins.
Or ces gens engagent leur responsabilité personnelle au regard de la loi.
Il ne me semble pas normal qu'il en soit ainsi.
Proclamer à la TV que "nous sommes en guerre" c'est facile, c'est sans risque, c'est de la communication.
Agir en "chef de guerre" c'est plutôt prendre la responsabilité devant les Français d'autoriser, exceptionnellement, toutes les initiatives permettant de "gagner la lutte".
Quitte à en assumer éventuellement le poids politique plus tard.
Quant à ceux qui seraient tentés de me dire "L'heure n'est pas à la polémique mais à "l'union nationale" face au danger", je réponds par avance que je respecte les consignes aussi bien que les autres et que je refuse d'abandonner mon droit à la critique et ma liberté d'expression sous quelque prétexte que ce soit dans ces circonstances.
Parce que ce à quoi nous faisons face ce n'est pas une "idéologie", ce n'est pas une "politique", ce n'est pas une "croyance" et la cohésion nationale face à l'épidémie n'est pas mise en danger par la liberté d'opinion. Ce qui est en jeu c'est la santé des Français et ce n'est pas en exprimant ses désaccords qu'on aggrave la situation mais c'est en ne respectant pas les consignes ce qui est très différent.