François Delpla a écrit:Il en tient compte... par le Haltbefehl.
C'est lui qui devait faire une offre de paix et elle ne vient pas. Cette contradiction entre le document et l'application donne, à ceux que mon obstination à mettre le Haltbefehl en débat depuis 25 ans a obligés à dire quelque chose du document Coulondre, un prétexte pour prétendre qu'il n'a rien à voir avec le Haltbefehl.
Bonjour,
A quel moment, le Führer,
en personne, était-il sensé formuler ladite offre de paix ?
Je pose la question, car si je me réfère à la "source Coulondre", il y fait mention du seul Hermann Göring, en tant qu'intervenant le plus proche de AH, or il est notoirement connu pour mentir comme un vendeur de voitures d'occasion. C'est un peu-beaucoup l'histoire des propos qui n'engagent que celui qui les formule. Il y a de fortes chances qu'il y avait connivence en la matière...
tu fais semblant de parler pour moi, mais, de mon côté, je suis libre de mes mouvements ! Il n'est pas question de mettre en doute la sincérité du "rapporteur" (Nordling ou Coulondre), mais il en ressort qu'il(s) s'étai(en)t bien fait enfumer. La manoeuvre était, à coup sur, volontaire. Même si c'était du pur pipeau, on ne sait jamais, elle pouvait, éventuellement servir à "écrire" l'Histoire, en insistant, si nécessaire, sur la "bonne volonté" allemande, mise en avant, fin avril-début mai (avant le déclenchement du Westfeldzug), que la France avait refusée de prendre en considération.
Je ne connais guère de cas où l'un des adversaires suspend le cours de ses opérations militaires réussies pour proposer une transaction de paix. En général, la "tradition" veut qu'il exploite, au maximum, son avantage et qu'il accule son adversaire à demander l'armistice ou la capitulation sans condition.
A ce sujet, on peut ratiociner à l'envie sur la situation militaire exacte des austro-allemands en novembre 1918, mais il est difficile de contester que l'Allemagne & l'Autriche avaient été largement flouées, durant la période d'armistice - les militaires allemands, eux, avaient vu arriver le piège, gros comme une maison, mais non leurs politiques, propulsés à la gouvernance, suite aux évènements intérieurs et au renversement du Kaiser -. Le Traité de Versailles s'était révélé pire que les prévisions les plus pessimistes. Même en 1871, la France avait échappé à un tel traitement! Se retrouver au ban des nations et réduit au rôle d'état-croupion dépouillé, du seul fait des "Vainqueurs" n'est pas une "insulte" qui s'oublie facilement. Il y a fort à parier que cet important paramètre faisait partie de la réflexion générale dodolfienne - étant, lui-même, un "vaincu" de 1918 -. Vous avez voulu notre peau, en 1919... Pas de bol, nous sommes à nouveau là ! Cà concernait, aussi bien, la France, la Grande-Bretagne que les Etats-Unis. Il y avait, quand même, deux ou trois trucs qui enquiquinaient Dodolf, la situation ilienne de la GB - qui compliquait sérieusement son occupation, vu que depuis 1066 et le gros coup bol des Normands, personne depuis lors n'y était parvenu! -, sa puissance navale, l'énorme capacité industrielle des Ricains - géographiquement, quasi-intouchables - mais qui, en 1940, jouaient à fond la carte de l'isolationnisme (d'où la nécessité de faire vite avant qu'ils ne réagissent).
Après, on peut bourrer le mou à des diplomates - ils sont fait pour çà -, çà ne porte pas à conséquence, seuls, les résultats comptent.