Considérons ce sidérant échange :
alain adam a écrit:
Alors prouves par des sources d'archives qu'il ment a son entourage immédiat de façon récurrente , et donne des ordres qui sont le contraire de sa pensée .
Toujours pas de blabla , pas des on dit , pas des copies de copies de copies , que des trucs datés et vérifiés , d'époque .
François Delpla a écrit:Le document Coulondre est par excellence une source d'archives, miraculée certes. Ni Keitel ni Brauchitsch n'ont l'air de soupçonner la démarche de Göring envers Dahlerus et, par extension, Halifax, Nordling et Reynaud.
alain adam a écrit:Il suffit alors de le proposer ici et d'expliquer d'ou il vient .
A l'heure où il écrit la phrase ci-dessus, Alain ne sait pas ou ne sait plus que le doc Coulondre a été cité de nombreuses fois, reproduit à plusieurs reprises et inséré dans le contexte de sa première publication en 1993, par un lien, lui-même régulièrement réitéré.
Voilà qui en dit long sur une légende urbaine, selon laquelle je n'irais jamais aux archives, documenterais mon imagination par mon imagination, accumulerais les déductions sur des bases inexistantes , j'en passe et de pires : amabilités répandues dans la communauté histoirenne et/ou forumique par quelques traditionalistes invétérés, représentés ici surtout par Marduk (le beulou des notes en bas de pages de la Ruse nazie), Olivier et Alain lui-même.
Pendant ce temps la caravane poursuit sa route et inventorie un à un les tentacules encore inconnus de la pieuvre hitlérienne. Tenez, grâce à quelques visites aux archives de Pierrefitte, je suis en train de mettre au jour une dimension inconnue du contrôle des SS sur l'armée, que je soupçonnais depuis quelques années mais qui va très au-delà de mes "constructions intellectuelles" les plus audacieuses. Le SS Werner Best, cofondateur du SD avec Heydrich et adepte des coups tordus depuis 1931 (affaire des "documents de Boxheim"), est soi-disant en bisbille avec Heydrich depuis le premier semestre 39 et son envoi à Paris, le 1er août 40, est présenté (y compris par maint historien) comme une rétrogradation. Or il est tout bonnement chargé, sous le commandement immédiat du MBF, le général censé commander toutes les forces d'occupation (Streccius puis les deux Stülpnagel), de contrôler l'administration française.
Rétrogradation de Best ou dessaisissement du MBF par une filière reliée à Hitler par une courte chaîne d'intermédiaires, notamment et dès le départ en matière de politique antijuive ?
La première solution peut certes se réclamer de quelques documents vite lus au premier degré. Pour la seconde, la documentation est pléthorique... si on va aux archives !

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