Chef Chaudart a écrit:Et toujours la même objection qu'à Loïc : si les alarmes des exécutants sur l'état de leur matériel étaient la cause de l'ordre d'arrêt, comment expliquer qu'elles cessent dans les heures précédentes ?
Trop de simplification tue le propos: tu résumes une situation en une phrase: les généraux de division ne se plaignent pas, donc c'est qu'ils sont capables d'aller jusqu'à Ostende et, pourquoi pas, de se retourner contre la France dans la foulée.
D'abord, il ne faut pas considérer que l'usure des troupes, mais également leur dispositif. Il est indéniable qu'à ce moment le potentiel offensif des troupes mobiles est fortement diminué. Par usure, mais également parce qu'elles sont éparpillées avec une chaîne logistique tendue comme un string.
La véritable question est: les moyens restants suffisent-ils à assurer les missions assignées? Pour les commandants de divisions, leur connaissance tactique se limite, en gros, à ce que leur rapporte leurs unités de reconnaissances. Et, devant eux, il n'y a pas grand-chose. Ils peuvent donc continuer à pousser, au moins jusqu'à ce qu'ils tombent sur du "dur". Mais ils ignorent ce qu'il y a derrière, si un front n'est pas constitué quelques km plus loin, si une contre-offensive n'est pas en cours de montage.
Cette vision plus globale, c'est au niveau de l'Armée, du groupe d'Armée, de l’Etat-major qu'on l'a. Dans le cas présent, principalement Von Rundstedt, Halder et Brauchitsch... qui ne semblent pas d'accord, les derniers évinçant même le premier dès le 23 et donc l'intervention du Führer!
Pour faire bref : je ne chercherai pas à savoir qui a raison dans ce conflit interne, je n'en ai pas les compétences. Mais il est clair que les avis sont plus partagés que tu le dis, et que celui de VR, chef sur le terrain, n’est pas le moins autorisé. Tu demandes et loue la rigueur et t’embarque toi-même dans des ellipses et simplifications biaisées pour faire valoir ton point de vue.
Il serait temps de mettre les mains dans le cambouis et d’aller plus loin que les apparences : les PanzerDiv ont-elles, oui ou non, les moyens d’aller jusqu’à Ostende comme le pensent Halder et Brauchitsch ? Von Rundstedt a-t-il tort de penser qu’une pause est nécessaire ? Est-ce si stupide de redouter une contre-attaque venant du sud et/ou de la poche à ce moment ?
Pour l’instant, tu t’es contenté de remarques générales et définitives (il n’y a plus à redouter une contre-attaque à ce moment, par exemple), soigneusement choisies pour étayer ton idée.
Histoire de clarifier (sachant que la question s'adresse aussi à d'autres, et que j'attends des réponses précisément sourcées):
1/ que redoute concrètement Von Rundstedt les 23 et 24 mai?
2/ en quoi l'ordre émis par Hitler le 24 mai (interdire à toutes formations blindées et de fantassins de franchir une ligne précise, soigneusement délimitée, et qui ne couvre que très partiellement le front), répond-il à ses inquiétudes?

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d'avoir déniché cette source, effectivement très intéressante. Et qui demande réflexion.
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