@ "Chef Chaudart (en commentaire à votre 'post' # 276) :Chef Chaudart a écrit:Questions :
1. - Avez-vous des doutes sur la "qualité" de la source (i.e. cet extrait des "mémoires" de Giesler) ?... oui/non
Aucun doute particulier
3. - J'ai noté que, dans vos commentaires (antérieurs au présent 'post') à propos de ma publication, vous avez considéré, à rebours de ce que je proposais, ne pas voir dans cette phrase la confirmation de l'existence d'une "manoeuvre diplomatique" sous-jacente aux "explications militaires"...
Dès lors, pourriez-vous SVP : (en quelques mots /phrases)
3.1. - Dire comment vous expliquez la présence de cette phrase dans le texte de Giesler ?...
Hitler se justifie, une fois de plus, de l’erreur commise. On a eu droit à la boue des Flandres, la sauvegarde nécessaire des Panzer pour l’invasion de la France, la peur d’une contre-attaque et je ne sais plus quoi. Il rajoute là la nécessité de ménager l’Anglais.
Laquelle, ou lesquelles, de ces raisons sont les bonnes ? Celle, tardive, de Giesler ? Celles données plus près de l’évènement ? Pour moi, comme pour Jean Lopez, Hitler a commis une erreur et cherche à la planquer sous le tapis. A Giesler, un « politique » plus qu’un militaire, il sert une histoire « diplomatique » propre à le convaincre : il s’y donne le beau rôle, un chef d'état magnanime et incompris...
Le reste de vos questions n’appelle pas de réponse dans le contexte.
Merci beaucoup, "Chef", de vous être soumis à l'exercice, même partiellement...
Dommage cependant que vous ayez choisi de ne pas répondre aux questions "3.2." + "3.3." + "5." qui, me semble-t-il, appellent aussi des réponses dans le "contexte" de l'exercice dont nous sommes convenus entre nous
(par contre, c'est vrai que les autres questions sont exclusivement destinées à "Marduk" et sont "sans objet" pour ce qui vous concerne et vous avez parfaitement raison de ne pas y répondre).
En effet, ces 3 questions se rapportent au sens qu'il conviendrait, selon vous, de donner aux mots de cette "fameuse" dernière phrase du récit de Giesler, que j'interprète pour ma part comme la confirmation, de la bouche de Hitler lui-même, de l'existence, en mai 1940, d'une "manoeuvre diplomatique" parce que, précisément, son contenu ne se limite pas à confirmer qu'il a voulu "ménager l'Anglais"...
Dès lors, chacun des mots de cette phrase, assez courte, a évidemment toute son importance.
Donc,
l'exactitude de la traduction de cette phrase revêt une importance significative au moment de l'interpréter...
Et comme :
- d'une part, et de façon générale, en bon tenant de la "thèse militaire", vous contestez purement et simplement l'existence de cette "manoeuvre",
- mais que, d'autre part, en fonction de votre réponse à la première de mes questions, vous ne mettez pas plus en doute que moi la "qualité" de cette source (i.e. le récit de Giesler), ce qui revient à dire que nous considérons tous les deux que Giesler rapporte, aussi fidèlement que possible, ce qu'il a entendu au cours de son entretien avec Hitler en septembre 1942,
il m'intéresse bien évidemment de savoir
comment vous pouvez tirer de cette phrase une conclusion diamétralement opposée à la mienne.
En effet, cette phrase ne me paraissant pas pouvoir revêtir plus d'une signification a priori, tant ses termes sont peu ambigus, il m'intéresse évidemment au plus haut point de savoir
pourquoi nous pouvons tellement différer dans l'interprétation qu'il convient de donner à cette phrase de Hitler.
Pourriez-vous dès lors reconsidérer votre position à l'égard de ces questions "3.2." + "3.3." + "5.", SVP ?... Merci par avance !!Pour aller un peu plus loin :
Chef Chaudart a écrit: "[...] Ca varie en fonction du moment et de l’interlocuteur. [...]"
Non, précisément,
"ça ne varie pas" SAUF en septembre 1942, avec Giesler... Il est exact que les raisons "militaires" invoquées devant Giesler sont conformes à celles que Hitler invoquait déjà en 1940 (et qui ont été largement répandues depuis), mais
pas les deux dernières (qui ne sont d'ailleurs pas purement "militaires", puisque Hitler lui-même les introduit en les qualifiant de "politico-militaires")...
Et c'est bien ça qu'il convient d'élucider :
de quoi Hitler veut-il parler lorsqu'il s'exprime ainsi devant son ami et confident ?? ... Sachant que, comme je l'ai déjà précisé antérieurement, Hitler n'a aucune raison de proposer une "explication différente" à son ami Giesler -
sauf si elle est vraie, comme p.ex. les confidences "intimes" que l'on se fait entre amis - eu égard aux fonctions de Giesler et à la position particulière qu'il occupe dans l'entourage de Hitler. Car, contrairement à ce que vous postulez,
Giesler n'est pas un "politique", contrairement à Albert Speer (l'autre architecte "favori" de Hitler) qui peut, lui, être considéré comme un homme politique à part entière dans l'appareil d'Etat nazi, a minima depuis qu'il a accepté d'assumer des fonctions ministérielles.