SCHIFFERS Michel a écrit:@ Marduk (votre 'post' # 197) :
Voilà, tout s'explique : vous nous donnez vous-même la cause de votre incompréhension totale des arguments que l'on vous oppose (depuis quelques jours en ce qui me concerne, mais depuis des années en réalité comme ce forum en atteste).alias marduk a écrit: "[...] l'hypothèse militaire suppose que Rundstedt est le véritable père de l'ordre pour des motifs tactiques et opérationnels qu'il imagine survenus ou pouvant survenir les 23, 24 et 25 mai , mais pas pour des motifs stratégiques à long terme [...]"
Votre postulat est indémontrable et faux. Il vous enferme dans des considérations vides de sens, puisque vous déniez à Hitler d'être le commandant en chef (selon vous, ce serait donc que si Hitler rend visite à Rundstedt ce jour-là, c'est juste pour prendre des leçons de "commandement tactique"), mais surtout d'être en situation (à ce stade de la Campagne de 1940, c'est-à-dire au moment où l'aile marchante des Alliés a été balayée et refoulée vers la côte, que les formations allemandes ont atteinte, coupant ainsi les armées alliées en deux blocs séparés) d'avoir accompli sa "prédiction" que cet instant précis-là serait le moment d'ouvrir des négociations avec les Britanniques, conformément à ce qu'il avait fait savoir aux Britanniques "in due time", c'est-à-dire avant le déclenchement de son offensive.
Donc, selon vous, au moment où Hitler joue - de façon serrée et tendue - l'un des, sinon "le" coup le plus délicat de toute sa campagne (après la réussite de la percée à Sedan, sans laquelle rien n'eût été possible), seules entreraient en ligne de compte des considérations tactiques prétendument impérieuses ??...
Etes-vous sérieux ??... Je ne le pense pas...
Que Rundstedt n'ait pas perçu la portée stratégique des ordres qu'il donne / reçoit (peu importe), c'est tout à fait possible. Dans l'organisation nazie, c'est un simple "exécutant", pas un "dirigeant" de la guerre. Il n'a pas à être et n'est certainement pas au courant de tout ce que le Führer peut avoir en tête...
Mais croire, comme vous le faites, que Rundstedt aurait pu "imposer", ou faire accepter, à Hitler des vues basées sur des considérations purement tactiques si elles n'avaient pas été conformes aux objectifs stratégiques du Führer à ce moment-là, cela n'a aucun sens.
Pire, cela traduit, de votre part, une méconnaissance profonde et inquiétante du mode de fonctionnement du commandement militaire allemand, mis en place par Hitler depuis février 1938.
Vous avez sérieusement besoin, mon cher Marduk, d'une "remise à niveau" en nazisme et je vous encourage à vous y atteler dès que possible... Après, quand vous aurez fait "vos devoirs", vous pourrez reprendre votre place dans le débat avec de vrais arguments, et pas seulement avec des postulats erronés.
Déjà je pense que vous devriez descendre d’un ton : il ne vous appartient pas de décider qui peut poster et qui ne le peut pas, c’est le rôle de la modération.
Ensuite, l’hypothèse est entièrement démontrée par l’analyse des propos attribués par Blumentritt lorsqu’il rédige le journal du HGr A : l’idée de stopper les blindés sur le ligne des canaux est celle de Rundstedt
Hitler lui-même rajoute 2 éléments :
- La nécessité de faire souffler les blindés pour « Rouge » en pleine préparation depuis quelques jours
- Il va laisser la luftwaffe faire le travail
Pour les objectifs stratégiques, il s’agit à ce moment de finir la France par « Option Rouge » : aucune divergence donc créée par un arrêt puisqu’au contraire dans l’esprit de Hitler, la pause doit permettre de préparer les blindés à la 2ème phase de la campagne
Quant à la prophétie que vous attribuez à Hitler, non seulement aucune source d’une offre n’a jamais été trouvée mais on sait par le témoignage de Reynaud qu’il n’y en a eu aucune
SCHIFFERS Michel a écrit:
Autre exemple :
Vous dites :alias marduk a écrit: "[...] Précisons aussi que je tiens pour acquit que le déclenchement d'un conflit généralisé en 1939 est prématuré et que ce conflit est programmé à plus longue échéance ( 1943, 1944 ou 1945 ) et enfin qu'il n'empêche nullement de se retourner vers l'URSS ensuite.
En 1939 Hitler est forcé d'improviser un plan de guerre qui consiste initialement à envahir la Belgique pour protéger la Ruhr et acquérir des bases aéronavales pour soumettre la Grande Bretagne à un blocus ( et des bombardements ) qui doivent aboutir à un règlement politique lui laissant les mains libres par la suite ( pour la stratégie voir les directives OKW de l'automne 1939 confirmées par les choix économiques ) [...] "
Là, vous l'avouez vous-même d'ailleurs, et de façon très explicite, on voit bien que le problème avec vous se situe "à l'amont" : c'est-à-dire au niveau de vos "acquis", lesquels sont manifestement défectueux.
D'où mes encouragements précédents (que je réitère ici) à vous voir entreprendre, enfin !, une étude sérieuse du nazisme, de préférence avant de vous lancer dans l'étude du second conflit mondial.
Cela vous évitera d'énoncer des inepties telles que, je vous cite à nouveau parce que celle-là je l'aime bien (elle ne me fait pas rire, mais elle est si énorme que cela en devient grotesque) : "[...] En 1939 Hitler est forcé d'improviser un plan de guerre [...]".
C’est la position de Frieser et de Kershaw mais j’imagine qu’eux aussi n’ont pas les bases requises
Je maintiens donc : Hitler s’engage dans le second conflit mondial sans plan précis et doit improviser
alias marduk a écrit:Allons, rassurez-moi, mon cher Marduk, cela, vous ne le pensez pas sérieusement ?... Vous êtes juste une sorte de "pince sans rire", à l'humour décalé et pas forcément drôle, qui aime jouer avec nos pieds et nous faire perdre notre temps ?...
Parce que si c'est "au premier degré" que vous vous êtes ainsi exprimé, alors vous avez vraiment un besoin urgent de potasser vos "bases historiques".
Peut-être devriez vous commencer par mettre vous-même en œuvre vos propres conseils ( en particulier sur le conflit germano-soviétique )……..

Se Connecter








dans: