Post Numéro: 198
de Prosper Vandenbroucke
24 Juin 2024, 17:20
Le général Benoît-Léon de Fornel de La Laurencie 1879 - 1958,

- Benoît-Léon_de_Fornel_de_La_Laurencie.jpg (14.14 Kio) Vu 889 fois
Capitaine de dragons au début de la Grande guerre, il demande à servir dans l'infanterie où il exerce le commandement d'un bataillon. Il est ensuite chef d'état-major d'une division d'infanterie.
Après l’armistice du 22 juin 1940, il est commandant de la 16e région militaire. Il est membre du tribunal militaire qui condamne Charles de Gaulle. Il est ensuite nommé par Pétain délégué général du gouvernement français auprès des autorités d'occupation à Paris le 19 août 1940 en remplacement de Léon Noël. À ce titre, il ordonne à la police parisienne de mettre en place le très perfectionné fichier des Juifs, qui a notamment permis les rafles de décembre 1941 et de 1942. Le 13 décembre 1940, c'est lui qui est chargé d'arrêter Marcel Déat, ce qui lui vaudra d'être expulsé par les Allemands vers la zone libre et remplacé dans ses fonctions par Fernand de Brinon le 17 décembre 1940.
Mis en retraite du service actif, il est en contact avec l’OSS de Berne. Ayant rencontré, en janvier 1941, Claude Bourdet et Henri Frenay, il fait remettre des fonds américains au Mouvement de libération nationale (plus tard renommé Combat). Le 17 avril 1941, il est nommé par le gouvernement membre de la commission du Conseil national chargée de l'étude de la réorganisation administrative de la France. Le 2 mai 1941, il affiche ses sentiments favorables à la victoire du ''bloc anglo-américain'' . Il rencontre les trois chefs de mouvements résistants, Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Henri Frenay et François de Menthon, le 15 décembre 1941 pour discuter des conditions d'un travail commun. La rencontre se conclut sur un désaccord de fond concernant l'allégeance au général de Gaulle, que les résistants considèrent comme non négociable9. La rupture est brutale et Frenay publie dans le journal de son mouvement, Combat, l'alerte suivante : « Nous mettons en garde [nos militants] qu'il n'existe aucun accord entre le Comité Directeur du Mouvement de Libération Française et le général de La Laurencie. Le Comité directeur sait que bien au contraire il existe entre les buts que l’un et l’autre se proposent des oppositions fondamentales qui ne laissent la place à aucune entente et à aucun compromis ».
Le général est interné par le régime de Vichy de 1942 à 1944 dans un hôtel de Vals-les-Bains (Ardèche). Il est ensuite transféré au camp d'Évaux-les-Bains (Creuse) où il rencontre Roger Stéphane et le docteur Henri Martin. Le 8 juin 1944, avec quatre autres internés, ils braquent le bureau du directeur, tandis que plusieurs FTP font irruption dans le camp. Avec leurs gardiens, les 37 internés sont conduits à Chambon-sur-Voueize, siège du maquis. Tout le monde est relâché
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%A ... _Laurencie