De terribles méprises eurent lieu tout au long de la SGM . Différencier de manière certaine l'ennemi de l'ami n'était pas toujours chose aisée .
De quoi disposaient alors les aviateurs au début du conflit ?
En 1940, les pilotes français ne disposaient guère d'aide particulière autre que leur perception visuelle pour apprécier le danger.
Du coté de la RAF à la même époque, les Britanniques développèrent le système d'identification ami-ennemi connu sous le sigle " IFF" ou Identification Friend or Foe"

Transpondeur en usage dans la RAF
Ce système faisait appel à un transpondeur embarqué à bord des avions. Ce transpondeur répondait aux signaux radar par un signal codé. Le bruit émis par les premiers transpondeurs était très similaire au cri d’un oiseau, Un avion - ami se faisait ainsi reconnaitre mais en l'absence de signal, la déduction devenait évidente. Les Allemands furent des précurseurs dans ce domaine dès 1940. Par le suite le système sera nettement amélioré et généralisé.
Quant aux servants des batteries de DCA, un système similaire apparaîtra mettant fin aux fiches d’identification comportant des silhouettes d’avions ennemis tout comme amis remises aux observateurs civils et militaires.
Le premier système d'identification en vigueur en 1940

Un système plus compact regroupant les silhouettes des avions ennemis

Un exemple de confusion possible
Le message est clair : 'Know them or you'll be sorry ' (*)

Vus du sol, un Fw 189 et un P 38 peuvent être confondus
Lors de l’opération Husky (débarquement en Sicile en 1943) des soldats perdirent la vie lors de tragiques « tirs amis» : La marine américaine abattit 27 avions de transport, tuant 410 parachutistes qui arrivaient en renfort.
Trois incidents distincts survenus entre le 9 et le 13 juillet 1943 ont entraîné une refonte en profondeur de la coordination des assauts aéroportés des forces alliées. Deux d'entre eux ont impliqué des tirs fratricides d'une gravité stupéfiante, et un autre a failli dégénérer en affrontements entre pilotes et troupes britanniques et américaines
Plus de 2 000 soldats britanniques décollèrent à bord de 136 planeurs militaires Waco et de huit planeurs Horsa remorqués par des appareils britanniques et américains. En vol vers leurs cibles, confrontés à des vents violents ainsi qu’aux tirs de la Flak, les avions remorqueurs prirent de l'altitude et effectuèrent des manœuvres d'évitement.
La confusion se répandit rapidement au sein des formations et 65 planeurs furent largués prématurément. Ils s'abîmèrent en mer, tuant 252 hommes. Parmi les planeurs restants, certains furent ramenés à leurs bases en Afrique du Nord et seuls 71 atteignirent la Sicile sans casse. Sur ces 71 planeurs, seuls douze atterrirent à proximité de leur cible.
De retour à leur base, les pilotes, officiers et soldats britanniques et américains impliqués dans l'incident durent être séparés en raison des tensions et des accusations mutuelles ; des violences étaient à craindre !
Le dernier et terrible incident des parachutages en Sicile eut lieu tard le 12 juin/tôt le 11 juin. 1 856 hommes de la 1ère brigade parachutiste britannique étaient transportés par plus d'une centaine d'avions pour atterrir sur la côte sud-est de la Sicile. Trente-trois de ces avions dévièrent accidentellement de leur trajectoire et survolèrent un convoi de navires alliés. Les marins, s'attendant à un raid aérien allemand, ouvrirent le feu.
Quatre avions, avec les hommes à bord, s'abîmèrent en mer. Les appareils survivants, ainsi que ceux qui n'avaient pas dévié de leur plan de vol, essuyèrent un feu nourri de la DCA ennemie en Sicile et perdirent 37 autres appareils.
Au total, seuls 39 avions parvinrent à larguer leurs troupes à moins d'un kilomètre de leur cible.
A la suite de ces tragiques évènements, d'importants programmes d'entraînement furent mis en place au sein des forces armées britanniques.
: les pilotes de planeurs bénéficièrent d'un entraînement beaucoup plus rigoureux, les marins furent formés à la reconnaissance des aéronefs.
Par le suite , les avions alliés seront marqués de trois larges bandes blanches sous les ailes pour faciliter leur identification. Ces marques seront encore plus visibles lors du débarquement en Normandie.

Atterrissage forcé dans le secteur de Salerne en 1943 d'un Spitfire Mk IX du 66th Fighter Wing, 78th Fighter squadron.
(*) Connaissez les ou vous le regretterez !
Clairement différencier l'ennemi de l'ami évitera ces méprises mortelles.
https://www.prc68.com/I/APX6IffTranspon ... ransponder
https://www.cradleofaviation.org/histor ... r-foe.html
hhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Identifi ... lanes.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Identific ... end_or_foe

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