Dog Red a écrit:coyote a écrit:C’est la raison pour laquelle une solution mixte d’un réacteur à compresseur en développement depuis 1942 et propulsé par le moteur thermique V12 Klimov VK-107
Pardon d'ergoter mais propulsion à réaction ou à piston, les deux sont "thermiques" dès lors qu'il y a combustion d'hydrocarbures et donc production d'eau et de CO2.
Ce qui les différencie c'est pistons dans un cas et réaction dans l'autre.
Je suis surpris par ce principe d'avoir couplé les deux modes de propulsion.
Le réacteur était enclenché durant le vol ou dès le décollage?
En réalité, c'est un "poil plus tordu" et çà peut se comparer, au tournant du siècle dernier, dans le domaine naval, au remplacement de la machinerie alternative à "pistons" par la turbine, tout en conservant la vapeur comme source "génératrice". L'emploi de la turbine à fonctionnement rotatif avait, alors, permis de "surmonter" les limites mécaniques du moteur alternatif à pistons; on avait jusqu'alors longtemps été coincé par le poids et les dimensions des machineries alternatives pour pouvoir envisager une sérieuse augmentation de puissance, tandis que huit fois sur dix - je suis gentil! - les prévisions de puissance développée (et de vitesse!) n'étaient pas atteintes, ou, au mieux, lors d'essais de vitesse effectués, avant la recette officielle du bâtiment, dans des conditions de mer particulièrement "favorables" mais que, une fois, en service, le bâtiment était "incapable" de soutenir!
L'emploi de la "turbine à vapeur" avait alors permis de surmonter ces difficultés techniques, la puissance des appareils moteurs passant entre 1900 et 1914, de 20 000 à plus de 60 000 CV!
Mais, revenons à nos moutons "aériens"! Le moteur à pistons, à bord des "navions", avait, lui-aussi, un peu pour les mêmes raisons, affiché ses limites mécaniques. Le réacteur n'est rien d'autre qu'une turbine à très haute vitesse de rotation, sauf que, dans son cas, on n'avait plus calculé sa puissance en termes de propulsion et/ou traction, effectuée par la ou les hélices, mais en "poussée" !
La toute première génération de "réacteurs" développait bien souvent des puissances "insuffisantes", y compris chez les Allemands, les tous premiers à les employer sur des appareils de combat, de même que chez les Brits avec le
Gloster Meteor, d'où la mise en place "nécessaire", sur ce dernier et le
Me-262 allemand, de deux "réacteurs".
Chez les "Ricains", à la fin du conflit, on n'avait guère dépassé le stade des essais avancés, tandis que les "Soviétiques", pour le coup, étaient, eux, globalement à la ramasse! Il y a un "détail" essentiel qu'on a tendance à "oublier", la chute du
III. Reich avait permis "aux Alliés" de mettre la main sur les travaux allemands sur le point de mettre en production la seconde "génération" de "réacteurs". Cette "mise en production" étant, elle-même, confrontée et sérieusement mise à mal par un "très gros problème", celui de l'approvisionnement et de l'élaboration des matériaux nécessaires, sans parler du problème du carburant, résultat, en Allemagne, en fin de guerre, des seuls produits synthétiques obtenus à partir de la distillation de la houille!
Certes, on obtenait, durant la "distillation en continu" de la houille, du "kérosène", un produit "huileux" qui s'était avéré être adapté au fonctionnement des turbines des réacteurs, mais l'industrie allemande en était alors réduite à devoir mettre en place de petites installations de "cracking", pour tenter de limiter les effets des bombardements alliés!
A la fin du conflit, la main mise sur les "travaux" allemands, ainsi que le recrutement d'ingénieurs et techniciens allemands, avait permis de mettre au point "définitivement" cette deuxième génération de "réacteurs", le "problème" d'approvisionnement en carburant étant totalement secondaire pour les Américains - où la distillation du brut, compte-tenu de sa composition, ne fournissait généralement que du "kérosène" - et les Soviétiques qui, à eux deux, disposaient des plus importantes ressources pétrolifères. Çà avait été un peu plus compliqué pour les Brits, mais, depuis 1910, la "Britich Petroleum" était "majoritaire" dans le consortium d'exploitation des pétroles perses, puis après la "Der des Ders", ceux de la Mésopotamie (sur le rivage irakien du Golfe Persique).
Cette situation, qui reposait sur l'importance des ressources pétrolières "nationales", conjuguée à l'exploitation des travaux "allemands", avait permis de "booster" la conception, la mise au point et la production de réacteurs plus performants, d'où avait débouché la première génération de réacteurs suffisamment puissants pour être installés unitairement dans un appareil!
Ultérieurement, il y avait eu un "problème" très compliqué, celui de parvenir à atteindre Mack 1 (+/- 1200 kilomètres/heure) à basse altitude, tout en sachant que cette performance, qui n'a aucune utilité en "conditions de combat", sert, avant tout, pour rallier au plus vite la zone d'engagement!
