Mais les commentaires finissant par se croiser, je me permets d'ouvrir ce sujet.
Récapitulons les photos recueillies :





Je répondrai tout de suite à deux propositions initiales.
Clauster a écrit: je dirais que les `blobs' pourraient, .... et je dis, ... `pourraient', .... être des marqueurs pour indiquer au pilote la direction dans laquelle le pilote doit regarder lorsqu'il lui parle un contact de nuit, ..... surtout en regardant le radar, puis directement à l'extérieur à travers une verrière à bulles qui n'aurait autrement aucun point de référence comme des lignes de cadre pour aider à orienter l'opérateur ? Les pilotes d'hélicoptère ressentent la même sensation la nuit ou dans des conditions de voile blanc/poussière.[/i]
Pourquoi installer de tels repères visuels, alors qu'il suffirait de faire de simples marques à l'intérieur de la verrière ?
Et puis, il est bien connu que depuis longtemps, on indique des positions horaires par rapport à notre appareil, donc par intervalles de 30°, ce qui est bien suffisant pour effectuer un relèvement à vue. Quant à l'élévation horizontale, il suffit d'annoncer un angle approximatif, dans le feu de l'action.
Enfin, si ce procédé de localisation visuelle existait, il impliquerait de nommer chaque point de la verrière pour une compréhension réciproque avec le pilote, ce qui parait très improbable.
De toute façon, ils seraient quasiment invisibles de nuit, et ces dispositifs ont été visiblement installés aussi sur des appareils évoluant de jour.
Riffman a écrit:Pour les "rivets" sur la bulle du radariste, je pense à des trous d'aération pour éviter la buée?
Le désembuage se fait en conduisant de l'air collecté de l'extérieur vers le dessous de la verrière, mais certainement pas par des trous répartis un peu partout. Certains pourraient amener un filet d'air, et d'autres pourraient en extraire, ce qui serait certainement plus efficace pour faire du raffut et/ou introduire de l'eau de pluie que pour désembuer.
De toute façon, visiblement, sur les photos, ces trous sont bouchés.
Loïc Charpentier a écrit:Eventuellement, un circuit électrique de dégivrage de la verrière.
Comme Bernard, je n'y crois pas non plus, car aucun fil ne les relie. Je ne sais même pas si à cette époque ça existait.
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Il est vrai que les équipages dont les yeux auraient été touchés par des projections de PMMA (matériau plexiglas dit Perpex) étaient moins gravement blessés qu'avec des éclats de verre, en raison d'une bien meilleure compatibilité entre les tissus humains et le PMMA qu'avec le verre. Mais, je verrais bien tout de même un dispositif permettant de limiter ces éclats en cas d'atteinte par un tir. En un mot : "découpez suivant les pointillés !"
Les différente versions de Beaufighters ne sont pas toujours faciles à reconnaître entre elles, mais on constate sur les photos ci-dessus qu'au moins deux types de verrières d'opérateurs radio ont été concernés par ces dispositifs, de jour comme de nuit.
On dispose d'une très grande quantité de photos de Bristol Beaufighters, mais très peu montrent ce dispositif, ce qui tendrait à indiquer son caractère marginal, voire expérimental.
J'ai posé la question sur deux forums voisins spécialisés.
En tout cas, je n'avais jamais vu (ou remarqué) ces détails intéressants sur Beaufighter, ni sur aucun autre type d'avion, d'ailleurs.
A suivre ...

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