brehon a écrit:C'est du n'importe quoi. Les Allemands n'avaient nul besoin d'autorisation pour construire le Mur de l'Atlantique et les bases de sous-marins en territoire occupé. S'il n'y avait pas eu l'Armistice l'AFN et les colonies seraient restées dans la guerre, le territoire métropolitain entièrement occupé dès 1940 et les Allemands auraient quand même construit ce qu'ils auraient voulu.
Entièrement d'accord!
Ballon-Balma a écrit:Encore une conséquence terrible (ce mot est encore trop faible) de la capitulation française, qui n'avait rien d'inévitable.
Tu vas un peu vite en besogne dans tes conclusions.

La défaite du printemps 1940 aurait peut-être été évitable, si l'Ennemi avait bien voulu "respecter" les plans de bataille français, tous conçus, à très peu de choses près, pour, dans un premier temps, bloquer sa progression, puis, dans un second, à dater de 1941, après avoir renforcé les moyens matériels (artillerie , blindés, aviation, etc.) de l'armée française (et britannique), passer à l'offensive.
Sauf que rien ne s'était passé comme prévu! En moins de 10 jours, avec le "leurre" de l'aile nord allemande, dans les Pays-Bas et le nord de la Belgique, qui avait, volontairement, attiré les unités de pointe et de "premier brin" alliées, au nord, et la manoeuvre des Ardennes (réputée "impossible"), le sort était déjà jeté! L'armée française avait dès lors été coupée en deux; les formations isolées, par la prise en tenailles allemande, avaient rapidement été coupées de toute route d'approvisionnement, tandis que, au sud, il avait fallu essayer de reconstituer une ligne de front défensive qui n'existait plus! L'armée française, sur le terrain, n'avait en rien démérité, mais la tactique mise en place (avec difficultés, car l'option "Ardennes" n'avait été définitivement entérinée que fin février 1940!) par l'état-major allemand, avait été une réussite difficilement contestable. Au total, en six semaines (10 mai- 22 juin 1940), l'affaire avait été bouclée!
Comme le fait fort justement remarquer Yvonnick (Brehon), sans la demande française d'armistice, il est fort probable que, avec quinze jours de plus, les troupes allemandes auraient entièrement contrôlé le territoire métropolitain français. Le 22 juin 1940, à l'Ouest, elles avaient déjà dépassé Niort, à l'Ouest, et occupé Vienne, au sud de Lyon! Il est, aussi, fort probable qu'en absence de cet armistice, les pertes humaines auraient nécessairement augmenté, sans avoir pour autant une quelconque effet sur l'aboutissement de la "campagne", et que le sort du territoire français, dès lors, entièrement occupé, et de ses habitants aurait été encore moins "enviable", que celui obtenu et consenti par le "Vainqueur".