MAG98 a écrit:coyote a écrit:Ce moteur BMW était refroidi par air. Noter le ventilateur (bien visible sur les photos)
1700 cv au décollage.
C'est sûr qu'avec des cylindres derrière faut un ventilateur pour les refroidir. Ca m'empêche pas que c'est un bloc magnifique.J'imagine le bruit.
Le ventilo était également nécessaire en raison du dessin de carénage du capot -moteur qui limitait les entrées d'air.
Durant le conflit précédent, la plupart des moteurs "en étoile" à refroidissement par air des aviations de chasse avaient été du type "rotatif", car les "cylindres" tournaient, alors, autour de l'axe de l'hélice. On constate, notamment sur les appareils français, un carénage de nez, qui s'interrompait en partie basse, laissant un "large espace", où, durant leur rotation, les cylindres étaient volontairement exposés au vent généré par le vol, censé, ainsi, accélérer leur refroidissement. La technique s'était avérée satisfaisante pour des puissances développées inférieures ou égales à 250 CV; à partir de 250 bourrins, le poids du moteur en rotation générant des "balourds" et des effets "gyroscopiques" compliqués à gérer, on était passé à la technique du moteur "fixe", tout en conservant la disposition "en étoile". A l'inverse, les moteurs à refroidissement liquide se présentent sous forme de blocs longitudinaux (par rapport à l'axe de l'appareil).
J'ai encore eu l'occasion de côtoyer longuement, durant mes premières années de "Pingouin", les derniers TBM en service dans l'Aéronavale, ceux de la 10 S, qui étaient équipés du superbe "bourrin radial" américain Pratt & Whitney R-2800, développant 2000 chevaux. Çà pissait, certes, l'huile de partout (signe de bonne santé!
), mais c'était une véritable prouesse technique, digne de la mécanique de précision horlogère (les dimensions en plus! Quand l'Aéronavale avait généralisé l'emploi du turbo-propulseur et du turbo-réacteur, les "vieux" mécanos avaient, tous, à raison, très sérieusement tiré la tronche, car, dès lors, leur boulot s'était retrouvé limité à des interventions de routine fastidieuses et des entretiens périodiques à l'intéret très limité, les interventions techniques sur ces nouveaux "moteurs" étant, désormais, classées "domaine réservé" des constructeurs ou des entreprises détentrices de la licence de "production" (exemples: Turbomeca, pour les turbines des hélicos, ou la firme française, certifiée "Rolls-Royce", pour les turbo-propulseurs.
). On n'en parle guère, mais la qualité générale du personnel militaire spécialisé "Aéro" s'était, alors, cassée la gueule, car son intervention, quelque était le degré d'entretien requis, au prorata des heures de fonctionnement des appareils, s'est, désormais,résumé à un bête remplacement de "composants" (fixés par une série de vis et une ou deux prises!). Dans ce contexte, les états-majors de notre Armée de l'Air et de notre Aéronavale - mais ce sont très loin d'être les seuls sur le plan mondial! - s'étaient "royalement" faits "enfumés" par les "constructeurs", qui, ainsi, pour des raisons avancées de "garantie", de supposées "compétences techniques" supérieures et toutes aussi de supposée complexités technologiques, s'étaient arrogés le "gras financier" du marché de l'entretien aéronautique. En France, par exemple, çà avait "collé pile-poil" avec la politique de réduction de nos effectifs militaires! Amen...

Voui, certes, je donne la nette impression de faire office de "vieux ronchon indécrottable", sauf que, là, je "cause" d'un domaine que je connais!


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