En ces tristes circonstances, je me permets, néanmoins, de m'interroger sur le système de promotions qui règne, actuellement, au sein de notre Armée de Terre. Le caporal-chef "maitre chien" Girardin a été tué à 31 ans, soit, après, en gros, "dix ans" de service, le sergent-chef Montorio, à quarante ans, soit, en gros, "dix-neuf ans" de service.
Là, j'avoue, que je reste "sec", car, durant la décennie 1960, en débutant, moi-même; comme "apprenti-marin", même pas matelot de 3ème classe (!), au CFM Hourtin, en octobre 1964, j'avais été promu officier-marinier - à l'époque, second-maitre de 2ème classe, un grade qui n'existe plus- un peu moins de quatre ans plus tard ( à 21 ans)!
Certes, j'avais bénéficié, alors et au départ, d'une orientation vers une filière technique (très) spécialisée, mais çà ne m'avait pas empêché pour autant de devoir me sortir les "doigts du fion", pour bénéficier de ces promotions "rapides", par le biais de longs cours de formation (18 mois, en l'espace de deux ans (1965-1967).
Depuis lors, les effectifs de l'Armée Française ont, effectivement, fondu comme "neige au soleil", ralentissant ainsi d'office les espoirs de promotions "rapides". Néanmoins, on se retrouve, de nos jours, au sein de la Marine Nationale, avec, ce qui pour moi constitue un "gag" - tout est relatif! -, à savoir que les effectifs du corps des officiers-mariniers sont désormais plus importants que ceux de l’Équipage (matelots & quartier-maitres), avec un "embouteillage promotionnel" probable au sein du premier cité!
Entre temps, les soldes ont été désormais largement revues à la hausse, avec un militaire du rang, qui perçoit "2054 €" bruts et un sous-officier, 2 696 €, hors primes de "missions"... sauf que j'avais été amené à devoir constater, moi-même, après avoir quitté la "
Royale", en mai 1970, et postulant pour un emploi privé, que, en gros, mes "1500" francs de solde mensuelle correspondaient de fait au salaire net d'un technicien diplômé et confirmé!
De mon temps, l'Armée de Terre française attribuait, également, une très généreuse prime d'engagement, qui, était, pour cinq ans, de l'ordre de "15 000 francs", sachant que, par exemple, en juin 1970, une Austin Mini "850" flambant neuve ne coûtait à l'achat que 8700 franc, clés en main!
Avec la revue à la hausse des soldes, le montant des primes d'engagement a, lui-aussi, fondu... sachant que, de son côté, la Marine Nationale avait toujours été d'une nullité crasse, car, dans le meilleur des cas, à la même époque, pour un engagement de volontaire de 5 ans, nous ne touchions que +/- "2000 francs", dont le montant était lui-même très soigneusement distillé "au compte-gouttes"!
Là, même si j'aurais encore plein de détails à narrer, je viens de très largement déborder, mais, pour en revenir à nos militaires très récemment tués en opérations, pour parvenir à assurer leur travail des plus risqués - entre autres le nettoyage de voies de circulation volontairement minées par des "
barbus"-, il convient d'être doté d'une bonne paire de "
glaouis", mais aussi et surtout d'avoir une vocation militaire bien ancrée, ce, même, aux échelons de la troupe et des sous-officiers subalternes!
Au passage, les forces "militaires" de la
Finul ne sont pas autorisées à faire usage de leurs armes, sauf, très éventuellement, en situation de légitime défense, sachant que, au préalable, elles sont censées avoir eu, au préalable, l'autorisation de répliquer de par leur hiérarchie "
Finul"!
