
, Alain

, tu viens de bien "résumer" le "contexte" (très) compliqué des "
U-Boote" construits dans les chantiers navale néerlandais, avant "1934".
A la fin de la Der des Ders, il n'y avait guère, dans des domaines assez proches, que les marines anglaises et allemandes, qui, durant le conflit, étaient parvenues à faire évoluer, de manière tangible, les performances générales et le tonnage de leur "sous-marins. A l'inverse, la Marine Nationale française, même en s'efforçant, durant la guerre, d'améliorer ses classes en service, était restée "coincée" dans ses préceptes techniques d'avant 1914! Grosse surprise, ainsi, quand la marine française avait "récupéré" le
Curie (
Q 87), classe
Brumaire, programme de construction "1905", dotée de Diesels, capturé par les Autrichiens, fin 1914!
Ces derniers, tout en ayant constaté les bonnes qualités générales du bâtiment, y avaient apporté de nombreuses améliorations, elles-mêmes, résultats des expériences navales associées austro-allemandes. Après-guerre, le "
Curie", dans son jus de révision autrichienne, ainsi que les très rares exemplaires d'
U-Boote, attribués à la France, dans le "cadre" du Traité Versailles, avaient servi de "modèles d'évolution".
A ce sujet, il y a un "détail marrant"; en dépit de l'Entente Cordiale, ratifiée en 1904, et des conséquences du conflit, la Royal Navy continuait à se méfier comme de la peste de notre Marine Nationale. A dater du 11 novembre 1918, les
U-Boote en service s'étaient soit intentionnellement sabordés, soit avaient effectué leur reddition à la Royal Navy, qui avait ainsi "parqué" 35 à 40 sous-marins allemands dans un "fjord" paumé de l'extrême nord de l’Écosse, qu'elle s'était empressé, après les avoir "étudiés", de démolir! Il existe, au moins, un bouquin britannique, au demeurant bourré de photos, qui traite plus que correctement et en détails du sujet (!), sous le titre "
The Grey Wolves of Eriboll" , auteur David M. Hird, publié en 2010...
Eriboll étant le nom du "fjord" écossais où ces U-Boote avaient été "parqués".
Hormis le
Curie, restitué de droit et le
Roland Morillot (ex-
UB 26), capturé au combat, en août 1917, la Marine française avait été contrainte, après-guerre, de devoir s'asseoir grosso modo sur ses seuls "acquis"!
