Bonjour,
Jumbo a écrit:N'est-ce pas plutôt une excuse fabriquée de toute pièce par les nazis de Hitler pour trouver une excuse à leur élimination physique?
Oui, et meme plus que cela :
Une autre manipulation hitlérienne de haut niveau suivit : la nuit des longs couteaux. En assassinant Roehm et quelques autres cadres de la SA en juin 1934, Hitler rassure l’armée et s'engage, apparemment, à lui laisser l’exclusivité des armes. Les officiers jubilent (ils ne sentent pas venir la Waffen-SS). Ils jubilent tant qu'ils font semblant de ne pas remarquer que les généraux von Schleicher et von Bredow, qui avaient eu le malheur de s'opposer à Hitler avant la prise du pouvoir, sont également assassinés. Personne ne proteste au sujet de ces meurtres de collègues. Le petit doigt est dans l'engrenage nazi. L’armée pense avoir ainsi renforcé son indépendance et son exclusivité des armes alors que, en fait, elle vient de se compromettre en acceptant que soient assassinés des Allemands, dont des militaires, sans aucun jugement, et ce, pour des raisons uniquement politiques.
La nazification de la Wehrmacht, Histomag'44 no. 60, juin-juillet 2009, p. 23
Selon Francois Delpla, le risque de "revolte armee" des SA etait totalement nul, voir son
Hitler, Grasset, 1999, these deja abordee dans son
La ruse nazie, France Empire, 1997, page 160. L'auteur suit en cela la these de Jean Philippon,
La nuit des longs couteaux, Histoire d'une intox, Armand Colin, 1992, malgre les erreurs qu'il releve dans certaines conclusions de Philippon, erreurs allegrement reprises par l'auteur du 1er message de ce fil :
Afin de rétablir l'ordre, Hitler, poussé par certains hauts dignitaires dont Heinrich Himmler et Hermann Göring, et par les milieux hostiles à la seconde révolution prônée par Röhm, accepte de purger la SA.
Voila donc un Fuhrer pris entre les attaques que se livreraient plusieurs "clans" dans l'equipe dirigeante nazie. Analyse fonctionnaliste qui, je le croyais ou du moins l'esperais, avait vecu. Dans le Reich, il n'y a qu'un chef, Adolf Hitler, et donc 2 clans : Ceux qui obeissent, qu'ils soient nazis ou non, et ceux qui prennent un aller simple pour Dachau. Point.
@ Orion : Je viens de me debrouiller pour citer 3 livres et un article de l'Histomag'44.
C'est cela qui est demande ici, mais une ou deux sources seulement font l'affaire.
