En uniforme clair, le roi Ghazi (I
er), unique souverain irakien de ce nom, fils de Faycal I
er et géniteur de Faycal II, dernier roi d'Irak, massacré en juillet 1958 ... et pourtant, ce jour-là, il faisait une chaleur à crever

. Le coup d'état militaire baasiste avait été suivi, à Bagdad, d'une émeute populaire urbaine généralisée, qui, sciemment, n'avait pas été immédiatement jugulée, car très probablement encouragée par les putschistes. C'était parti dans tous les sens, chasse mortelle aux dirigeants et édiles, aux chiites minoritaires, aux européens résidents, au "voisin de palier".
Le Premier Ministre de l'époque, Nouri Saïd, avait essayé de s'échapper de la ville, déguisé en femme, mais sous les "oripeaux" noirs traditionnels, portée par la gente féminine adulte, il avait conservé son pantalon européen, ses chaussettes et pompes de même origine (!) , ce qui avait causé sa perte! Lynché par la foule, il avait fini pendu, avec d'autres dignitaires du régime, en place public, au carrefour central de ce qui était alors la "
Rachid Street", l'interminable (elle devait faire 6 bornes de long!) et principale artère de la capitale, qui, sur la rive gauche, suivait, plus ou moins, le fil du Tigre.
