brehon a écrit:Pour les Allemands pas besoin de cultiver ce poison, il suffisait pour eux d'en saisir auprès des cultivateurs.
Dans les région de production oui. Mais ailleurs?
Bonsoir Vonnick.
Oui, ailleurs c'était aussi possible d'en cultiver à l'échelon familial. Sous l'occupation en Bretagne on l'appelait le Tabac de Jardin.
Rien à voir avec JD, bien sûr

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Je vois encore mon père saucissonner des feuilles de tabac et les réduire en fines lamelles avec une lame très coupante, ça devait arracher la goule.
Pendant un court moment, à la Libération quand les Américains sont restés une quinzaine de jours au repos près de chez nous, c'était la 8èmes DI, mon frère et moi avions pour consigne d'aller dans un de leurs cantonnements à la chasse aux cigarettes en les quémandant
"Cigarettes pour papa" à telle enseigne que lorsque la garde qui surveillait une des entrées, nous apercevant nous accueillait, les jours suivants, et criait joyeusement
"Cigarettes pour papa", plusieurs fois. Parmi les centaines de soldats, installés sous des tentes, qui se reposaient là, nous étions, nous les enfants, des rois qu'on gavait de friandises. Et c'est comme une friandise de me le rappeler.
Je pense que le tabac était cultivé, plus ou moins, dans la majorité de l'hexagone. Mais, après guerre, la principale région sinon la seule retenue par la régie demeure le sud ouest et particulièrement la Dordogne. Quel fumeur n'a pas goûté dans sa pipe "Le Bergerac". Moi si mais à l'époque je préférais l' Amsterdamer
