RoCo a écrit:Suivi de 6 mois de travail obligatoire au KHD (Kriegshilfsdienst) : travail pour la Wehrmacht ou dans l'industrie .
Mes parents avaient, ainsi, pendant vingt ans, employé à plein temps un couple (tous deux alsaciens) de "gens de maison", qui avaient servi dans la
Wehrmacht, dont l'épouse avait, elle-même, été versée comme auxiliaire de la
Flak de la
Kriegsmarine. Cette dernière, en dépit du contexte et de la situation de guerre, gardait un "excellent" souvenir de cette période, en raison de l'esprit de corps général qui y régnait.
Tous les "
Malgré-Nous" que j'ai pu connaitre et fréquenter - à commencer par mon premier beau-père! -, faisaient, eux-mêmes, régulièrement référence à cette "qualité" (très) particulière, qui était de règle au sein des unités allemandes (
Heer,
Kriegsmarine,
Luftwaffe,
Waffen-SS), même, s'il y avait, aussi, dans l'encadrement, un certain nombre de "pisse-vinaigre", qui s'empressaient de tenir à longueur de gaffe, les nombreux "natifs" issus des territoires "annexés" (alsaciens, belges, luxembourgeois, tchèques, etc.). A contrario, il y avait, également, un paquet de hauts gradés militaires allemands de la
Wehrmacht, qui, eux, étaient nés et avaient été élevés dans les anciennes villes de garnisons du
II. Reich, en Alsace et ailleurs. C'était compliqué à souhait!
Après-guerre, on s'est empressé, en France, à vouloir stigmatiser ces engagements militaires forcés - sans bien souvent n'en comprendre le contexte! -. Il avait été, certes, le résultat d'une évidente contrainte "locale", mais il n'avait pas été, pour autant, une "situation d'esclavage"! Au sein des formations, l'essentiel était, lors des combats et des engagements, de s'efforcer à "sauver sa peau". Sur le Front Est, par exemple, le "combattant" alsacien ou autre, qui tentait de se rendre, à l'occasion d'un combat de "première ligne", se faisait systématiquement "dézinguer" par le
"Frontovik", avant même d'avoir pu "prouver" son "recrutement forcé"!
A dater de 1943, quand, sur le Front Est, la situation générale avait commencé à virer "vinaigre" et que la situation générale l'avait exigé, la "règle", au sein des formations de la
Heer, cernées sans possibilité de retraite, avait été de "déposer (si possible) les armes en masse", afin d'éviter au maximum l'habitude - largement entretenue par les "commissaires politiques" de l'Armée Rouge - des troupes russes de première ligne de "
tirer sur tout ce qui bougeait!"! Rien a voir avec ce qui s'était déroulé, en AFN, puis en Sicile et en Italie, durant la progression alliée, et, à partir de la mise en place du Front Ouest, en juin 1944!
Je me souviens, à ce sujet, des "souvenirs" d'un ancien "Malgré Nous" alsacien de la
Totenkopf, sur le Front Est, qui résumait la situation, avec, derrière, la
Feldgendarmerie, devant, les Russes, tous, autant "impitoyables"!
