Post Numéro: 10
de pierma
05 Mai 2021, 15:08
Loïc Charpentier a écrit:pierma a écrit:De fait Napoléon n'a jamais eu de stratégie déterminée pour obtenir la paix en Europe et terminer les guerres de la Révolution et de l'Empire avec une France dominante en Europe. (Ce qui aurait pu être obtenu en donnant aux Russes un rôle et une importance comparables.)
A condition que les Anglais l'aient laissé faire, ce qui n'était pas le cas.

J'ai tendance à penser que s'il l'avait obtenu des puissances continentales, les Anglais auraient fait contre mauvaise fortune bon coeur. (à condition évidemment que soit levé l'absurde blocus continental.) Cela supposait également que si la France restait la première puissance du continent, elle acceptait malgré tout de rentrer dans des frontières plus raisonnables. C'était la ligne défendue par Talleyrand, et ça se tenait, mais Napoléon n'a jamais voulu l'écouter. (Enfin, à quoi rime une France de 136 départements, avec Hambourg préfecture du département des Bouches de l'Elbe ? Et transformer le tout en royaumes familiaux ne risquait pas d'arranger les choses....)
Mais humilier l'Autriche à chaque victoire (il a occupé ou menacé Vienne à trois reprises) en lui enlevant des territoires à chaque fois, c'était un procédé de vendetta éternelle, des deux côtés. Et on ne parle pas du dépouillement de la Prusse !
Bien préparé, le Congrès de Vienne aurait pu avoir lieu 6 ou 7 ans plus tôt, en tant que Congrès de Paris, faisant de la France et la Russie les deux puissances dominantes, se chargeant de limiter les ambitions des deux autres. (Prusse et Autriche.) Les Anglais auraient probablement accepté cela, plutôt que la poursuite sans fin, et seuls, d'une guerre qui les ruinait.
@Dynamo : le nombre d'avenues ou de rues parisiennes qui portent des noms de la période impériale est hallucinant. Il suffit de chercher 5 mn pour en trouver une qu'on ignorait.

Dernière édition par
pierma le 05 Mai 2021, 15:11, édité 1 fois.