landevenneg a écrit:Personnellement je pense que le cercle intime de Hitler, (et qui recoupe en partie son premier cercle politique) joue un rôle.
Certainement.
Reste à détailler ce rôle (François DELPLA est appelé au parloir.

)
landevenneg a écrit:Je ne sais pas si c'est calculé ou non, mais le fait de voir Hitler à l'opposé de la caricature sous laquelle on le décrit, a certainement pour effet de rassurer. Un Hitler calme et posé inspire confiance, conforte l'idée qu'il n'a jamais voulu la guerre.
Je crois que ce que tu décris-là est aussi une caricature.
Un exemple : il n'y a qu'à lire KERSHAW, lorsque HITLER est au coeur de son cercle le plus proche, en Bavière, en novembre 1942, à mille lieues des drames d'El Alamein et de Stalingrad quand il se prend en pleine figure la nouvelle du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord. L'atmosphère devait être celle d'un repas de famille tout à fait normale où le patriarche annonce qu'il a perdu toute sa fortune et que l'on va déménager pour un deux pièces misérable...
landevenneg a écrit:Hitler ne montre pas d'empathie pour son peuple mais je n'ai pas souvenir d'un discours d'un grand leader de la Seconde Guerre Mondiale ayant fait preuve d'empathie pour son peuple. Churchill s'était montré cynique (au bon sens du terme) en promettant "le sang et les larmes" au peuple anglais.
En promettant "du sang et des larmes", CHURCHILL s'adresse franchement au peuple anglais.
C'est bien un exemple d'empathie.
A mon sens c'est pareil pour DE GAULLE.
L'appel du 18 juin est une preuve fameuse d'empathie.
On fait difficilement mieux je crois.
landevenneg a écrit:Quelques indices montrent que ce modèle s'est dupliqué dans la société allemande, notamment liée à la solution finale: Des gens qui remplissaient leurs tâches dans des camps de concentration et retrouvaient leur vie familiale après le "travail" dans une parfaite "normalité".
Cette idée m'a toujours semblé une preuve exclusivement à charge et, comme telle, baignée de mauvaise foi.
Les généraux français ou anglais de la Grande Guerre, confortablement installés au fond de leurs quartiers-généraux (de leurs châteaux !?), au soir de la bataille de la Somme ou de l'offensive du Chemin des Dames
ne terminaient-ils pas "leur journée" avec le sentiment "du devoir accompli" ?
A la guerre, l'intérêt de la mission passe toujours avant celui des vies humaines.