Il convient de ne pas oublier que le film était, lui-même, l'adaptation du roman écrit par Pierre Boulle - le même qui avait écrit "
La Planète des Singes! -. Le plus amusant de l'histoire est que ce roman, lors de sa publication, en 1952, n'avait rencontré qu'un succès, disons, "moyen", avec 35 000 exemplaires vendus!.
Si la rivière Kwaï existe bel et bien, ledit pont, objet du roman, lui, n'existait pas "matériellement". Pierre Boulle s'était inspiré des souvenirs rédigés par un militaire britannique, qui, en tant que prisonniers des japonais, avait été contraint à ces "travaux forcés" - en principe, interdits, sous cette forme, par les Conventions de Genève! - qui consistaient à ériger des ponts, tracer des routes et, notamment, dans son cas, creuser des tunnels, d'où ton "constat"...
nous avons visité un endroit qui s'appelle la "passe de l'enfer " qui était sauf erreur un endroit creusé dans la roche d'une colline .
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Le royaume de Thaïlande avait, intelligemment, surfé sur le succès mondial du film.
A ce propos, une "étude" très intéressante (à partir de la page 39) menée sur le contexte romanesque de l’œuvre littéraire et cinématographique...
https://theses.hal.science/tel-03572532 ... fusion.pdf.
A propos de Pierre Boulle, il est également évoqué ses propres vicissitudes militaires en Indo, sous le Régime de Vichy. A l'origine, son roman était un pamphlet, qui "taillait en pièces " les absurdités de la discipline militaire menées à l'extrême... que, dans le film, incarnait dans le rôle du "colonel", David Niven.
L'étude mise en référence montre bien que David Niven, au départ, avait, lui-même, sérieusement "toussé" sur son rôle et son "action". En gros, son personnage en était arrivé, par son sens "borné" de la discipline militaire, quelque pouvait être la situation, à admirer son "oeuvre", le "
Pont", quitte, à la fin du "roman", à devoir s'opposer à son sabotage! La fin du film, elle, avait été différente et "volontairement" ambigüe, car, blessé à mort, David Niven s'effondre sur le détonateur et fait sauter le pont!...
Si je tenais le c..., qui a changé la couleur des fils ( se référer au début du film "
On a retrouvé la 7[i]ème Compagnie"[/i]!
Au passage, il convient, également, de ne jamais oublier, non plus, que le film "
Le Pont de la Rivière Kwaï" était sorti sur les écrans occidentaux, en 1957... en gros, côté "américain", entre la Guerre de Corée et bien avant ses premières interventions militaires sérieuses, dans notre ex- Indochine du Sud! En 1968-1969, l'
US Army, tous corps confondus, y "entretenait" une armée de + 500 000 hommes... avec le "succès" que l'on sait, mais bon!
Il s'agit, désormais, d'une situation lointaine, mais, qui, pendant un grosse "trentaine" d'années (1950-1980), avait soigneusement distillé un "Pacifisme" quelque peu naïf, au travers des mouvements, souvent "téléguidés", sans en avoir conscience, par l'Agi-Prop soviétique. En France, le "mouvement hippy", relativement tardif, s'était +/- limité à une mode musicale, une vogue vestimentaire et quelques élevages collectifs de "chèvres" en zone rurale profonde, mais, aux States, ça avait était une toute autre paire de manches, avec des désertions à la clé, dont un certain Cassius Clay, "rebaptisé" Mohamed Ali (!) et, notamment, une chanteuse, Joan Baez!
Cette dernière, mais Wiki prend bien soin de ne pas l'indiquer, avait ainsi effectué, dans les années 1972-1973, alors que l'US Army se retirait de la
Guerre du Viet-Nam, une tournée au Viet-Nam du Nord communiste... même, si Bob Dylan l'avait, alors, lui-même, lâchée!
Joan Baez était une chanteuse de très grande qualité, au point de subjuguer, à l'époque, mon Paternel - pas franchement de "
Gôche'!

-, sachant que ses compétences vocales étaient, elles-mêmes, issues de ses propres qualités physiques et de son exploitation du domaine des aimables ballades sudistes "
Country", avec, alors, dans les années 60-70, notamment, une pointure très populaire, Dolly Parton, sauf que cette dernière s'est toujours contentée de satisfaire à la tradition musicale locale des Etats"sudistes" et de l'Amérique rurale "profonde", sans pour autant chercher à s'engager dans un courant politique!
A la même époque, dans les années 1980, c'était devenu plus "compliqué", car, deux autres grosses pointures féminines, Lindad Ronstadt, née d'un père mexicain, s'était clairement embarquée, avec succès, dans la culture américano-mexicaine - celle du Texas, du Nouveau-Mexique, etc. -, et qu'Emmylou Harris, à la fin des années "1980", elle, s'était découverte une passion religieuse "adventiste", passant, dès lors, son temps à proclamer les "bienfaits de la religion'!
Ces "
trois reines du country" avaient fini par s'associer, à la fin des années 90, en enregistrant et publiant, en commun, un "album de référence", dépourvu de toute intention politique, qui avait, en gros, remis sur ses rails la "tradition américaine "sudiste" country.
Cà n'a l'air de rien, mais Taylor Swift, au demeurant particulièrement ravissante, a, elle-aussi, trouvé, très intelligemment, dans le "
Country", "sudiste américain", ses propres sources et une partie de son succès mondial!
