Glassmine 43, mine antipersonnel avec corps en verre (cf. plan de détails ci-dessous). Dans un esprit similaire, il y avait également des mines du même type (antipersonnel ou antichar) , dont le corps était une boite en bois (voir ci-après,
Schützenmine 42, mine antipersonnel). Les allemands s'étaient directement "inspirés" des mines de mêmes types que les soviétiques avaient mises au point et qui utilisaient, également, des fusées de déclenchement "à pression" non métalliques.
NOTA : L’emploi de plus en plus généralisé de matériaux non métalliques (bois, aggloméré, bakélite, céramique, verre) dans la fabrication des corps de mines antichar et antipersonnel et de leurs allumeurs allait aussi avoir son revers, au sein-même de la
Heer, en compliquant le déplacement tactique de ses propres champs de mines – déterrage, puis « réenfouissage » des mines sur un autre secteur -, les détecteurs en service n’étant, désormais, plus adaptés à leur recherche.
A la demande du
WaffenAmt, l’institut géophysique de Stuttgart avait conçu, à partir de 1942, un appareil de déminage, le
Stuttgart 43, qui, fonctionnant selon le principe du compteur Geiger-Müller, réagissait aux rayonnements radioactifs et permettait de repérer le petit sachet en cellophane, désigné «
Tarnsand » (sable de camouflage), contenant de 3 à 5 microgrammes de radium mélangés à 200 grammes de sable, qu’enfouissaient, désormais, avec chaque mine non métallique, les
Pioniere – les alliés ne découvriront cette technique qu’après la fin du conflit ! -.
Glassmine 43, avec son "détonateur à pression"
Schützenmine 42