RoCo a écrit:Les auteurs mélangent un peu les batteries .
...
Il est possible que les auteurs de l'article cité plus haut ont trouvé des indications plus précises dans les documents .
Roger
Bonsoir,
Sans chercher à me la "péter", déjà, un, les documents existants fiables, qui indiquent les "correspondances" allemandes avec les désignations françaises, sont très rares, voire, la plupart du temps, incomplets. Deux, là, il s'agit, en tout et pour tout, de "8 pièces", autrement dit "que dalle".
Il suffit de se référer à la première page, que j'ai mis en ligne précédemment - copie conforme du document original! -, où figurent notamment les pièces françaises "Beute" en service le 1er mars 1944, sachant que sa transcription complète, que j'avais effectuée sous Excel, en comporte deux pages! La totalité des pièces (Heer et Küstenartillerie) en service y étaient soigneusement déclinées, y compris pour de très faibles quantités. Or, la référence des 155 mm Long Modèle 1932 n'y figure pas; conclusion, sans trop me tromper, ces pièces (usées!) n'étaient plus en service, depuis, au plus tard, début janvier 1944!
Certes, il conviendrait de vérifier mes dires, mais les charges propulsives confectionnées pour le tir de ces projectiles à longue portée- apparemment plus de 27 000 m - étaient, elles-mêmes, très "spécifiques". Rien à voir, par exemple, avec la charge propulsive maximale d'un 155 mm GPF. Au final, entre le coût de devoir remplacer une demi douzaine de tubes "de prises" usés et lancer une production limité de"pélots" très spécifiques, il valait mieux laisser tomber.
Autre détail à prendre en compte, l'artillerie allemande disposait d'un parc de 17 cm Kanonen auf Lafette Mörser 18, qui pouvaient tirer jusqu'à 30 000 m (à peu de choses près), avec des obus à la puissance létale plus importante, en regard de leur calibre.
De manière générale, à dater de fin 1943, les artilleurs allemands avaient laissé "tomber" les canons de 15 cm, aussi bien allemands qu'en tant que pièces "capturées", en se "concentrant" sur l'emploi de leur "17 cm". Cas particulier, les canons-obusiers français de 155 mm GPF et, dans moindre mesure, en fonction des stocks de munitions existants, les 152 mm soviétiques, en raison, eux-aussi, de leurs capacités à pouvoir tirer dans les deux "registres" ( jusqu'à 45°d'élévation et au-dessus), sachant que, après la fin de l'Occupation allemande, à l'été 1944, l'approvisionnement de nos pièces de 155 mm, en service chez les "Teutons" s'était résumé aux stocks de munitions dont ils disposaient en Allemagne!
Dès lors, sur un paquet de documents originaux de déploiement d'artillerie, avaient souvent figuré, en regard de ces pièces françaises et soviétiques, les dotations en munitions "disponibles", quasiment pour chaque pièce! Il était, dès lors, évident, que leur emploi était drastiquement limité au nombre de coups à disposition!


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