C'est certain, par rapport à Vezin, à l'époque de l’occupation, Pacé a l'avantage de posséder le seul médecin qu'on puisse trouver à la ronde et nulle part ailleurs, lequel visite ses patients éloignés, bien droit sur sa motocyclette. A ma connaissance, ce village n'avait rien de particulier à raconter sortant de l’ordinaire, contrairement à Vezin le Coquet se distinguant avec le commandant Petry, qui commémore l'anniversaire de la révolution française en plastiquant un pylône électrique alimentant la flak de la Belle épine, dans la nuit du 13 au 14 juillet 1943. Mais aussi avec la triste découverte d'un résistant assassiné par la milice, sur son territoire en 1944 et bien d'autres faits notoires, bien entendu !
Cependant à ma grande surprise, j'ai relevé sur Pacé, (Wikirennes) le texte suivant. Une histoire surprenante, probablement peu connue, qui redéfinit ce village à un autre niveau par rapport à son voisin, dans le domaine des histoires peu ordinaires. Compétition oblige.
Marcel Gerbohay, inspirateur d'attentat contre Hitler
Marcel Gerbohay (3 mai 1917 ,Pacé (Ille-et-Vilaine) - 9 avril 1943 à Berlin-Charlottenburg )
Marcel Gerbohay (photo Jean-Baptiste Naudet)
Marcel vécut son enfance à la métairie de ses parents, à la Touche-Milon, à Pacé. Après avoir appris le métier de jardinier, il entra, en 1934, au séminaire de Saint-Ilan (Côtes d’Armor,Côtes-du-Nord ). Il fit connaissance d’un autre séminariste, Maurice Bavaud, né à Neuchatel (Suisse). Dans les années de la montée de l’Hitlérisme en Allemagne, Marcel Gerbohay projeta un attentat contre Hitler dont Maurice Bavaud serait l’exécutant. Gerbohay réussit à convaincre son ami de la nécessité d’un attentat. Il rejoignit ensuite le petit séminaire de Chateaugiron. En octobre 1938, à Munich, se posant en supporter nazi enthousiaste venu de Suisse pour voir Hitler pour obtenir un bon emplacement, Bavaud sort un petit pistolet Schmeisser de calibre 6,35 mm acheté à Bâle mais ne tire pas car il est trop loin d'Hitler et gêné par les spectateurs devant lui qui font le salut hitlérien. Bavaud tenta de s'approcher d'Hitler, à Berchtesgaden, dans les jours qui suivirent mais abandonna.
Marcel Gerbohay rejoignit la zone libre en 1940 mais, lors d’un retour chez sa mère, à Pacé, dénoncé par des collaborationnistes, il fut arrêté le 1er janvier 1942, à 6 heures du matin, par la Gestapo et interné à la prison Jacques-Cartier, à Rennes, jusqu’au 17 février 1942 d'où il fut transféré à la prison de la Santé, à Paris, le 13 septembre 1942. Déporté en Allemagne, le 20 septembre, il fut jugé par le tribunal du Peuple à Berlin, cour d’exception opérant à huis clos. À en croire l'acte d'accusation l'accusé aurait été quelque peu exalté et illuminé. Il fut condamné à mort le 11 janvier 1943 et guillotiné le 9 avril à Berlin Charlottenburg. Sa mère obtint, en 1955, la carte de déporté politique, à titre posthume.

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