Wouarf! Il convient, en la matière, de tenir compte de l'étiquette politique du "canard"!

Notons, au passage, que, selon le même canard, un total de 5 tonnes de munitions plus des armes avaient soit-disant été saisis, dans la Drome et en Dordogne, chez deux "transporteurs"; le journaliste devait surement avoir une dent envers les "transporteurs", car, au final, çà s'était résumé, "dans la Drome", à la saisie de "17 fusils, trois fusils-mitrailleurs" (sic) et un lot de munitions!
Les parachutages alliés s'effectuant de nuit, un certain nombre de containers finissaient leur course en dehors de la zone de largage. Les terres agricoles françaises appartenant, très majoritairement, au domaine privé, le sort du matos "égaré" dépendait de leurs seuls propriétaires, qui bien souvent, s'empressaient de le fourguer, vite fait, à des entreprises, qui "fermaient leurs gueules" et disposaient d'une grande surface de stockage, comme c'est le cas des boites de transport! . Neuf fois sur dix, ces entreprises avaient, elles-mêmes, en 1946, totalement oublié le caractère "sensible" de certains de leurs dépôts, le préposé aux écritures étant, lui-même, bien souvent, parti à la retraite ou , depuis lors, s'être fait embaucher par un "concurrent".
Après la "Libération" et le désarmement général des maquis, ordonnée par le Grand Charles, les journaux à "tendance communiste" avaient été les premiers à véhiculer ce genre d'infos sur une supposée détention d'armes, sensée, elle-même, alimenter une toute aussi supposée action de "dangereux fâchistes" de la droite française. Il convient de ne jamais oublier que, à la sortie de la guerre, le PCF représentait, à lui seul, 28% de l'électorat français.
