Techniquement, çà n'allait même pas péter aussi loin.
Le
FG 42 était une arme bien conçue, dotée d'excellentes qualités d'emploi (pour l'époque!), sauf qu'elle pesait 4, 5 kilos (chargeur engagé) et que, au bout, ses besoins numérique "réduits" en faisait une arme (très) "coûteuse" à produire.
On constate, d'ailleurs, par exemple, un problème similaire avec l'obusier de montagne de
10,5 cm Gebirgshaubitze 40, une arme de qualité, certes, mais conçue nécessairement pour un emploi limité et donc, dont les "contraintes" d'engagement exigées, notamment la nécessité de pouvoir "trimbaler" la pièce en plusieurs "lots" séparés (4, au total), au besoin à dos de mulet, grévaient nécessairement son coût de fabrication, d'autant plus dans le cadre d'une utilisation numérique "limitée"!
La mise en service du
Sturmegewehr 44 avait permis de disposer d'une arme, à la construction économique, adaptée aux conditions générales de combat "constatées", à savoir tirs en courtes rafales, de l'ordre de trois à cinq coups (selon la souplesse de doigt et le stress de l'utilisateur), disposant d'une portée "réelle") efficace de combat de l'ordre de 300/400m. Il convient de ne jamais oublier que nos fusils de guerre à répétition, tous, mis en service à la fin du XIXème siècle ou au tout début du suivant, avaient été conçues pour pouvoir effectuer des tirs de salves (en groupe) à +/- 1000 m... alors même qu'on n'avait pas encore défini l'emploi tactique des mitrailleuses automatiques!
Que ce soit notre fier Lebel, son successeur, le MAS 36, le Lee-Enfield britannique, le Mauser allemand Kar 98 et même le Garand semi-automatque US, toutes ces armes avaient été conçues, à l'origine, pour effectuer ce genre de tir "en salves à longue distance", "technique" héritée du XIXème siècle, du temps où les formations militaires manœuvraient "en masse"! Les conditions de combat avaient, certes, évolué durant la "Der des Ders", mais les services techniques et les états-majors, eux, étaient restés "campés" sur leurs "certitudes d'emploi" à longue portée!
De fait, la WW2 avait démontré - ce qui était déjà le cas durant le conflit mondial précédent -, que, hormis les "tireurs d'élite", tous, soigneusement sélectionnés, le tir jugé "efficace" du "pinpin de base", même exercé au tir, selon ses compétences et ses conditions de stress, n'excédait guère, au mieux, 300/400 m de portée!

Au bout d'un long moment, les têtes "pensantes" galonnées, toutes nationalités confondues avaient fini par constater qu'il ne servait à rien de refiler à un "pinpin", un flingue censé tirer à 800/1000 m! C'était déjà le cas dans l'Armée Rouge, durant la WW2, avec la distribution très conséquente, à la troupe, du pistolet-mitrailleur PPSh-41. Certes, dans les armées occidentales, notamment dans la "française", il existait le "problème" de la consommation en munitions de ce nouveau type d'arme "personnelle", qui expédiait dans ses pires affres l'intendance, chargée de fournir les munitions! Hihi...
Le très célèbre "fusil d'assaut" AK-47 soviétique n'est de fait rien d'autre qu'une évolution d'après-guerre du
Stg. 44, mis au point par les Allemands, tout en sachant que, au sein des unités combattantes, la distribution du
Stg. 44 s'était limitée, alors et au plus, à une compagnie, au sein d'un bataillon.
