Post Numéro: 3
de Christian27
17 Mai 2025, 08:57
Il y aurait beaucoup à dire sur le général Guisan. Il était particulièrement francophile, normal sa mère était française et son père, médecin, a reçu une médaille de la France, ayant soigné des blessés lors de la guerre de 70.
La Suisse allemande n'oubliera jamais de quelle reconnaissance elle est redevable à ses confédérés romands d'avoir fait un tel présent au pays tout entier…Guisan – un Suisse romand – a incarné les meilleures traditions militaires de notre commune patrie. D'instinct, il a su que, dans l'armée, le seul fondement de l'autorité ne peut être que le sentiment populaire. Et il eut le don de nous le faire comprendre à tous en quelques mots. Au dessus des frontières linguistiques, il a parlé la langue que nous comprenons tous : celle du génie de notre pays. Mais le verbe de Guisan a surmonté d'autres frontières autrement dangereuses : celles qui séparent les classes.
S'il y a une constante à propos de Guisan, c'est bien celle de le décrire comme mauvais stratège, ceci de la part de nombreux historiens, pas seulement de gauche..... Or cela vaut la peine de se pencher sur cette question. D'abord je rappelle ici l'intervention de Guisan, lors de sa visite en Belgique des fortifications du canal Eben Emael, voire l'intervention de François Delpla le 19.08.16 (sujet: Eben Emael, l'autre vérité),post no 22 et reprise par Prosper.
En fait cette affaire de stratégie est particulièrement d'actualité, en effet jusqu'à dernièrement on a toujours qualifié l'idée du Réduit national comme l'armée de grand-papa ! Et Guisan a été particulièrement impliqué dans la stratégie du dit Réduit. Or que voit-on aujourd'hui ? L'apparition des drones a complétement changé la façon de concevoir des combats dans le sens que plus rien n'est sûr en terrain découvert. Et donc, tout dernièrement on apprend que l'armée suisse constate qu'en fait rien n'est plus sûr que ces forteresses, pas seulement alpines. En fait même le Plateau suisse est couvert par de nombreuses fortifications. Donc après avoir abandonné et même vendu ces forteresses, l'armée revient en arrière.
Je rappelle également le rôle de Guisan dans le réseau dit soviétique, réseau Rado, avec l'implication du Service de renseignement suisse. L'impact des ces renseignements essentiels furent reconnus par les Soviétiques, en particulier lors de la bataille de Koursk.
Toujours pour ce qui concerne Guisan mauvais stratège, je constate que ces historiens se sont seulement contentés de cette affirmation sans jamais aucune véritable explication.....On ne saura donc jamais ce que eux auraient fait à la place de Guisan.