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la violence des "libérateurs" rouges dans d'autres pays que l'Allemagne, dans les pays d'Europe de l'Est dont l'Histoire est bien souvent 'hémiplégiquement' perçue par nos contrées
Violence and Occupation: The Red Army in the Balkans and Central Europe, 1944–1945

« Si les actions de l'Armée rouge lors de son entrée en Allemagne nazie sont bien connues, le récit magistral de Majstorovic sur la rapacité, l'indiscipline et la violence qui ont marqué la marche soviétique à travers l'Europe de l'Est comble avec brio une lacune importante dans la recherche. Une analyse approfondie et nuancée des effets dévastateurs de l'occupation sur les anciens alliés d'Hitler. »
Edward B. Westermann – auteur de *Drunk on Genocide: Alcohol and Mass Murder in Nazi Germany*
Cette histoire novatrice retrace l'avancée de l'Armée rouge en Europe centrale et dans les Balkans entre 1944 et 1945. Elle se concentre sur les 2e et 3e fronts ukrainiens qui occupaient la Roumanie, la Bulgarie, la Yougoslavie, la Hongrie et l'Autriche. S'appuyant sur des documents d'archives russes, ukrainiennes et serbes, ainsi que sur des journaux intimes, des mémoires et des entretiens, Vojin Majstorivicì examine les politiques officielles et le comportement des troupes dans chaque pays et analyse les violations du règlement militaire, de la désertion et du pillage aux violences sexuelles généralisées. Ses conclusions montrent que l'Armée rouge était une force indisciplinée, mais que les militaires ont commis moins de crimes contre les civils en Bulgarie, considérée comme « neutre », et en Yougoslavie, considérée comme « amie », qu'en Roumanie, en Hongrie et en Autriche, considérées comme « ennemies ». Pour expliquer ces variations de comportement, il souligne l'interaction de plusieurs facteurs en constante évolution : la politique du Kremlin, la violence des combats, la politique du commandement envers les criminels, la propagande officielle, ainsi que la masculinité martiale, l'identité et la perception des populations locales par les troupes.
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L'Armée Rouge du temps de guerre est la plus grande en Europe, on estime que 34 millions de citoyens soviétiques ont servi leur pays dans l'Armée entre 1941 et 1945.
A l'été et début de l'automne 1944 quelques 6 714 300 faisaient face aux forces de l'Axe en Europe. Ils étaient organisés en 9 Groupes d'Armées : 3 Fronts Baltiques , 2 Fronts Biélorusses, 4 Fronts Ukrainiens
les 2e et 3e Fronts Ukrainiens objets de cette étude rassemblaient 1 314 200 hommes fin août 1944 quand les forces soviétiques brisèrent les defenses allemande et roumaine dans les Balkans. Après la Roumanie les deux Groupes d'Armées combattirent en Bulgarie Yougoslavie et Hongrie finissant la guerre en Autriche.
(...)
La majorité des troupes des 2e et 3e Fronts Ukrainiens étaient Ukrainiennes (...) l'Armée Rouge fit face à manque critique d'effectif, les Divisions de Fusiliers avaient un effectif réel de 2000 hommes quand l'effectif requis était de 12 785. Le plus rapide et le plus facile moyen de combler la pénurie d'effectifs fut la conscription locale des nouveaux territoires libérés. Il n'y a pas de preuve que le Commandement tenta d'utiliser les Ukrainiens comme chair à canons simplement parce qu'ils étaient Ukrainiens, l'Armée Rouge jeta aussi des recrues Russes en masse dans la bataille.
Le passage des Russes aux Ukrainiens dans l'Armée Rouge est particulièrement évident dans la composition des 4 Fronts Ukrainiens qui combattirent en Ukraine, et il est aussi visible dans la composition ethnique de l'Armée Rouge
en janvier 1943 quand l'Ukraine était occupée les Russes représentaient 64,6% et les Ukrainiens 11,8% de toute l'Armée Rouge
en avril 1944 quand la plupart de l'Ukraine état revenue sous le giron soviétique les Russes chutèrent à 58,32 tandis la proportion des Ukrainiens doubla à 22,27%
il y'a peu d'information sur la composition ethnique des Fronts Ukrainiens quand ils déferlèrent sur l'Europe en août 1944 mais il semble que l'élément Ukrainien chuta rapidement (...)
(...)
Résultante des politiques de l'Axe en Ukraine et de la guerre l'Ukraine dans ses frontières d'aprés 1954 perdit 7 millions de personnes, incluant 1 475 000 à 1 550 000 juifs, les allemands déportèrent 2 402 234 Ukrainiens pour le travail forcé
l'Union Soviétique perdit 26 600 000 personnes durant la guerre, les pertes militaires varient entre 11 300 000 et 14 600 000, et 12 à 15 300 000 civils
l'Allemagne 4 500 000 soldats et 1 500 000 civils
la Pologne 6 028 000 dont 3 millions de juifs
les pertes combinées des trois alliés Occidentaux entre 1939 et 1945 Etats-Unis, Grande Bretagne, France 879 842

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