coyote a écrit:Dog Red a écrit:Veux-tu dire par là que, par sa position, son poste de combat était plus vulnérable que les autres ?
Je n'en suis pas certain.
J'aurais tendance à penser que la chasse visait plus les ailles ou le centre des bombardiers que concentrer le tir sur le mitrailleur de queue.

La Chasse visait l'avion dans son ensemble. A +/- 150 m viser un endroit précis et l'atteindre relève de l'exploit. Le problème du mitrailleur de queue c'est qu'il était aux premières loges pour se prendre le tir ennemi.
Je plussoie!
Avec les mitrailleuses et canons de bord des chasseurs, même si on les simblotait pour concentrer leurs tirs à 250-300 m, on opérait par salves courtes, à cadences élevées... à la louche, 600 coups/minute pour les mitrailleuses, 200 coups, pour les canons, soit pour chaque "arme", 10 pélots/seconde pour les mitrailleuses et 3 obus/seconde pour les canons.
Pour d'évidentes raisons de vitesses, on raisonnait, pour les chasseurs-"intercepteurs", en termes de volume de feu "instantané". Donc, dans l'hypothèse d'un chasseur armé de quatre mitrailleuses (d'un calibre -/= à 15 mm) et de deux canons de 20 ou 30 mm, on se retrouvait, avec une salve d'une durée de 1 seconde - le pilote ayant le doigt très léger (!) -, 40 pélots de mitrailleuses et 6 obus de canons.
Cà explique, aussi, l'adoption par la
Luftwaffe, courant 1944, du canon de bord de 3 cm, à bord de ses dernières générations de chasseurs, car ces munitions disposant d'une charge explosive plus puissante et, donc, aux effets plus meurtriers, avait, globalement, la même cadence de tir que le 20 mm, sauf que le poids desdites munitions imposait, encore, quelques limites d'emport au "décollage"!

Cela dit, l'aviation allemande, à cette même époque, n'avait pas été, non plus, la seule à adopter des canons de bord de "gros calibres", alors qu'on avait bien souvent débuté le conflit avec des "jeux" de mitrailleuses de moins de 8 mm!