J'ai commencé hier, dans la traduction d'Antoine Capet qui vient de paraître chez Perrin, la lecture de ce pavé, en sautant directement à ce que je connaissais le moins mal, et qui constitue le point de basculement de cette carrière : les mois de mai et de juin 1940.
Surprise : en vingt ans lord Halifax, biographié par le même en 1997 en antinazi aussi conséquent que Churchill sinon plus, est devenu le mouton noir de la période. Pour la première fois à ma connaissance un auteur britannique relève sa fraude très grave du 25 mai, lorsqu'il demande via l'ambassadeur Bastianini une médiation italienne dans le conflit, au mépris du mandat beaucoup plus étroit reçu du cabinet de guerre le matin
MAIS
- l'auteur ne souffle mot de ses errements antérieurs;
- l'affaire du télégramme de Prytz https://www.delpla.org/article.php3?id_article=102 est expédiée en quelques lignes.
Ainsi, le fait que Hitler a bien failli obtenir alors une victoire durable et que le verrou churchillien était au départ très fragile, tant le Vieux lion était peu prophète en son pays, passe à l'as, une fois de plus.
Il faudrait étudier dès maintenant une stratégie pour faire en sorte que cette vérité ait une chance d'émerger un tout petit peu en 2030 !

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