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"L'Amérique" face à l'Holocauste

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"L'Amérique" face à l'Holocauste

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Loïc  Nouveau message 14 Jan 2026, 17:05

sur arte série documentaire en 6 volets de 52 mm (2022)
regrettable que le titre francophone épouse servilement la terminologie néocoloniale impérialiste étatsunienne qui s'approprie le nom de tout un continent

ce n'est donc pas un documentaire sur "l'Amérique" mais les seuls Etats-Unis d'Amérique du Nord où il régnait un fort antisémitisme

https://www.arte.tv/fr/videos/113024-00 ... auste-1-6/
https://www.arte.tv/fr/videos/113024-00 ... auste-2-6/
https://www.arte.tv/fr/videos/113024-00 ... auste-3-6/
https://www.arte.tv/fr/videos/113024-00 ... auste-4-6/
https://www.arte.tv/fr/videos/113024-00 ... auste-5-6/
https://www.arte.tv/fr/videos/113024-00 ... auste-6-6/


Que savaient les États-Unis du génocide perpétré par le régime hitlérien contre les populations juives et certaines minorités d’Europe ? En ont-ils fait assez pour leur ouvrir leurs portes ? En six épisodes, une fresque documentaire coréalisée par Ken Burns et Lynn Novick.

Génocide en cours
En 1933, l’Europe compte 9 millions de juifs. Douze ans plus tard, les deux tiers ont été assassinés. Si les États-Unis ont accueilli dans cette période quelque 225 000 d’entre eux – plus qu’aucune autre nation souveraine* –, en ont-ils fait assez pour ouvrir leurs portes aux désespérés qui fuyaient les persécutions nazies ? Courant sur un peu plus d’un siècle, du mitan du XIXe à celui du XXe, cette fresque documentaire historique coréalisée par Ken Burns et Lynn Novick (The War, Vietnam), avec Sarah Botstein, dissipe le mythe selon lequel les Américains ignoraient le génocide en cours. Nourrie d’archives, d’éclairages d’historiens, de témoignages d’anonymes et de personnalités comme la jeune Anne Frank ou l’écrivain américain Daniel Mendelsohn (Les disparus), une relecture de l’histoire qui se fait aussi leçon à méditer pour nos sociétés contemporaines confrontées à la montée de la xénophobie et aux crises migratoires.

*Note perso/précision en 1939-1945 la Suisse objet recurrent de l'hypocrite et hémiplégique opprobre étatsunienne, avec 4 millions d'habitants 41 000 km² république démocratique neutre enclavée entre l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste (plus leurs zones d'occupation) a accueilli plus de juifs que les Etats-Unis des 130 millions d'habitants et quelques presque 8 millons de km² coincés entre le Canada et le Mexique et deux océans

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1. La Porte de l'Amérique (avant 1938)

Pendant des siècles, l’Amérique a été un refuge pour des millions de déshérités ou de persécutés fuyant leur terre natale. Il fallait des ouvriers, des fermiers, des soldats ou des pionniers pour assurer la conquête du continent et la construction de la nation. Avant la guerre de Sécession, la plupart sont venus d’Europe du Nord, d’Angleterre, d’Allemagne ou de Scandinavie. Quelque 25 millions de personnes étrangères furent ainsi accueillies entre 1870 et 1914. Parmi ceux arrivés d’Europe de l’Est, on dénombre plus de 2 millions de juifs, dont la moitié a trouvé refuge à New York. Installés depuis plusieurs générations, certains de leurs coreligionnaires se méfient de ces nouveaux arrivants qu’ils considèrent comme des "hommes des cavernes". De nombreux Américains blancs et protestants redoutent eux de se retrouver en minorité dans leur propre pays. Au début des années 1920, l’antisémitisme gagne du terrain, attisé par des personnalités comme le suprémaciste blanc Madison Grant, le constructeur automobile Henry Ford ou l’aviateur Charles Lindbergh. En 1924, l’Amérique ferme ses portes. Avec la loi Johnson-Reed qui instaure des quotas nationaux, les immigrants doivent désormais obtenir dans leur propre pays un visa du consulat américain. En 1921, près de 120 000 juifs originaires d’Europe de l’Est avaient commencé une nouvelle vie aux États-Unis. Cinq ans plus tard, ils ne sont plus que 10 000 à y être autorisés.

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2. La Porte de l'Amérique (avant 1938)

À Berlin comme dans les capitales européennes, les consulats américains continuent d’appliquer la consigne du refus de visa à tout candidat à l'immigration susceptible de devenir une charge pour la collectivité. Dans une Amérique frappée par le chômage de masse, l’opinion publique se montre majoritairement opposée à l'assouplissement des mesures d'entrée dans le pays. Peu de voix s’élèvent pour dénoncer le sort des 600 000 juifs allemands, victimes des persécutions après la promulgation en 1935 des lois raciales de Nuremberg. En Europe et aux États-Unis, certains menacent pourtant de boycotter pour cette raison les Jeux olympiques, qui se tiennent à Berlin en 1936. Mais Avery Brundage, le président du Comité olympique américain, – un antisémite qui admire Hitler –, exhorte ses compatriotes à ne pas prendre part à ce qu'il appelle "une querelle entre juifs et nazis".

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3 L'espoir de vivre libre (1938-1942)

Le 9 novembre 1938, Herschel Grynszpan, un jeune juif polonais réfugié à Paris, abat le conseiller diplomatique allemand Ernst vom Rath. En représailles, le lendemain, un déchaînement de violence antisémite embrase l’Allemagne. Le récit de la terrible Nuit de cristal fait la une des journaux aux États-Unis.

La réaction est considérable dans tout le pays, même chez ceux qui s’opposent à l’immigration des juifs, même au sein des mouvements antisémites américains. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le président Roosevelt déclare qu’il a "du mal à croire qu’une telle chose puisse se produire dans un pays moderne et civilisé". Il est le seul dirigeant au monde à rappeler son ambassadeur de Berlin. Bien qu’impuissant à modifier la loi sur les quotas d’entrée, Roosevelt annonce que tous les juifs allemands en visite avec un visa touristique sont autorisés à rester dans le pays. Dans les mois qui suivent, la vie devient impossible en Allemagne pour les juifs. Les enfants sont exclus des écoles publiques. Les adultes, privés du droit de conduire ou de posséder un véhicule. L’accès aux parcs, cinémas et théâtres leur est interdit. Ils n’ont plus le droit de diriger une entreprise, d’acheter ou de vendre quoi que ce soit. Mais quitter l’Allemagne signifie aussi pour eux sombrer dans la misère, car ceux qui migrent n’ont le droit d’emporter avec eux que 10 reichsmarks. Malgré cela, à la fin de l’année 1938, la moitié des juifs encore présents en Allemagne ont déposé une demande de visa pour les États-Unis.

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4. L'espoir de vivre libre (1938-1942)

Que savaient les États-Unis du génocide perpétré par les nazis contre les populations juives et certaines minorités d’Europe ?
Quatrième volet : après avoir annexé l’Autriche, avalé les Sudètes puis toute la Tchécoslovaquie, les troupes nazies déferlent sur la Pologne en septembre 1939. À la fin du mois, l’Allemagne et l’Union soviétique signent un pacte de non-agression.

En mai 1940, le IIIe Reich viole la neutralité du Luxembourg, de la Belgique et des Pays-Bas et occupe, après le 22 juin, la moitié de la France. La terrifiante rapidité avec laquelle les démocraties européennes sont tombées aux mains de Hitler fait soupçonner à beaucoup qu'il aurait bénéficié d'aides intérieures. L'ambassadeur américain à Paris prétend ainsi que la chute de la France est due en partie à l'action de communistes français, mais également d'agents nazis, dont certains seraient entrés dans le pays parmi les réfugiés juifs. La crainte que les Allemands en envoient d’autres aux États-Unis enfle : la peur de l'espionnage se mêle à l'antisémitisme et au fort sentiment anti-immigration et antiréfugiés. Alors que les politiques officielles américaines demeurent très restrictives, des anonymes travaillant pour des dizaines d'associations juives se mobilisent pour venir en aide aux réfugiés juifs partout dans le monde.

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5. Dans la tourmente (1942-) première partie

Que savaient les États-Unis du génocide perpétré par les nazis contre les populations juives et certaines minorités d’Europe ? Cinquième volet : juste avant l’entrée en guerre des États-Unis en 1941, l’Allemagne interdit l’émigration des juifs de tous les pays dont elle s’est emparée. Mais les Américains ne sont toujours pas prêts à accueillir davantage de migrants.

Après l’attaque de Pearl Harbor, l’angoisse de la subversion étrangère monte d’un cran. Dans un discours à Berlin, Hitler déclare le 30 janvier 1942 que "la guerre ne peut s’achever que de deux façons : par l’extermination des peuples aryens ou la disparition des juifs d’Europe". Quelques mois plus tard, les journaux américains relaient les premières informations indiquant que les nazis ont entrepris d’assassiner en masse tous les juifs d’Europe. Les juifs américains et leurs soutiens plaident pour que le pays se mobilise afin d’arrêter le génocide. Mais le président Roosevelt et ses généraux restent convaincus que l’unique solution consiste à gagner la guerre le plus vite possible. Pour alerter l’opinion américaine, certaines voix se font entendre. Comme celles du rabbin Wise ou de Peter Bergson, un membre du groupe paramilitaire sioniste Irgoun arrivé de Palestine en 1940. Avec l’aide du scénariste Ben Hecht, ce dernier fait donner au Madison Square Garden un spectacle musical composé par Kurt Weill. Dédié aux plus de 4 millions de juifs déjà exterminés en Europe, il compte dans sa distribution les artistes Edward G. Robinson, John Garfield et Paul Muni. En janvier 1944, Roosevelt publie un décret établissant la Commission pour les réfugiés de guerre. Ce sera la seule agence créée par un gouvernement allié ayant pour mandat de venir en aide aux juifs encore menacés par les nazis en Europe. Il en reste 800 000 à sauver en Hongrie…

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6. Dans la tourmente (1942-) deuxième partie

Que savaient les États-Unis du génocide perpétré par les nazis contre les populations juives et certaines minorités d’Europe ? Dernier volet : lorsqu’elle entend sur les ondes de la BBC que les Alliés ont commencé leur offensive sur les plages de Normandie, le 6 juin 1944, la jeune Anne Frank est pleine d’espoir.

Lorsqu’elle entend sur les ondes de la BBC que les Alliés ont commencé leur offensive sur les plages de Normandie, le 6 juin 1944, la jeune Anne Frank est pleine d’espoir : "Le plus beau de ce débarquement, c'est que j'ai l'impression que des amis approchent", note dans son journal la jeune Allemande cachée depuis deux ans avec sa famille dans un appartement secret à Amsterdam. Au cours des trois mois qui suivent, près de 50 000 Américains vont donner leur vie pour libérer l'Europe de l'Ouest du joug nazi. Pendant ce temps, l'Armée rouge, qui a perdu des millions d'hommes, avance dans l'ouest de la Pologne. Le 23 juillet 1944, les Soviétiques arrivent au camp d’extermination de Majdanek. Pour les correspondants alliés qui s’y rendent, la découverte de centaines de détenus faméliques abandonnés par les nazis est un spectacle d’horreur. "Je suis désormais prêt à croire toutes les atrocités commises par les Allemands, si barbares, cruelles et perverses fussent-elles", témoigne le journaliste américain William H. Lawrence dans les colonnes du New York Times. À l'initiative de John Pehle et de la Commission pour les réfugiés de guerre dans le cadre d'un programme expérimental n'entrant pas dans le système des quotas, 918 juifs rapatriés depuis l’Italie débarquent à New York le 3 août. Mais jusqu'à la fin du conflit, aucun autre ne sera accepté dans le pays hors du cadre des quotas...

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