Loïc a écrit:je me souviens dans mon lycée on avait étudié concurremment les
Quatre Mousquetaires en cours de français et en cours d'Histoire et même
Le retour de Martin Guerre en Histoire
eh bien cela me semblait simplement normal et naturel, pas un comportement déviant surtout dans un forum d'Histoire

Juste un truc, de mon temps, ils avaient beau être effectivement quatre dans le roman d'Alexandre Dumas, mais, seuls, trois d'entre eux, Aramis, Athos et Porthos, étaient des "mousquetaires brevetés et gradés", D'Artagnan n'avait intégré, à l'époque, que le corps des cadets, où, après un certain de temps de formation, on se retrouvait dans l'attente, sans aucune certitude, d'une possible intégration - situation passée sous silence par l'auteur pour des raisons évidentes d'intrigue romanesque -.
Pour des raisons similaires, Alexandre Dumas s'était aussi "assis", sur le statut particulier des "Cadets", candidats "officiers", qui, pour l'essentiel, subsistaient grâce à leurs seuls revenus familiaux et les rentes que pouvaient leur verser leur parentèle. Si on se réfère au roman de Dumas, D'Artagnan, issu de la petite noblesse "périgourdine", avait bénéficié, très vite, d'une généreuse "bourse" attribuée par Louis XIII,
himself, qui lui avait permis de se payer des fringues "correctes", de régler ses loyers et d'acquérir un cheval digne de ce nom. Rappelez-vous que, au début du roman, sa tenue, sa vieille jument "
jaune" et sa rapière héritée de son père avaient déclenché l'hilarité générale!
Dans un esprit assez similaire, il tombe amoureux de Constance Bonnacieux, qui, un, n'était qu'une lingère, autrement dit, même au service de la Reine, il s'agissait d'une aimable "bonniche", qu'il était très peu probable (voire pas du tout!), de par son statut, d'avoir été une supposée confidente de la souveraine! Deux, la "Choupinette" était déjà mariée; dès lors, le divorce n'existant pas, il n'y avait qu'une solution possible, soit son époux mourrait fort incidemment de mort naturel, soit de mort "brutale", éventuellement provoquée par le Sieur D'Artagnan... ce qui l'aurait foutu "mal", pour la suite des ouvrages successifs (
Vingt ans après,
Le Vicomte de Bragelonne!)
Dumas avait choisi de la faire tuer, peu avant l'exécution de "Milady"; c'était techniquement plus "simple" et, de surcroit, c'était tout bénef pour
faire pleurer les chaumières. Je rappelle, au passage qu'on en était alors aux tous débuts du "
roman humain", qui avait, lui-même, connu ses heures de gloire, trente ans plus tard, avec Hector Malot et, plus précisément, son roman larmoyant à souhait, "
Sans Famille"! La lecture était, alors, réservée à une certaine classe bourgeoise citadine et "rurale", qui avait les moyens d'acheter des bouquins, même si la "mode des feuilletons" avait fini par s'installer dans les journaux périodiques, méthode qui leur avaient permis d'augmenter leurs ventes "populaires".
Sinon, Loïc a l'extrème chance, vue son âge, de porter le même prénom que moi, sans devoir s'attirer les foudres de l'administration française, qui avaient perduré jusqu'en 1974, suite à une décision du Conseil d'Etat; auparavant, seuls, les rejetons nés en Alsace-Moselle, entre 1940 et 1944, avaient été autorisés, conjointement à leurs "Anciens" de 1871-1918, à avoir leur premier prénom usuel et officiel d'origine étrangère (en l'occurrence, allemande), les prénoms de tradition bretonne étant, eux, systématiquement considérés comme "étrangers"! Dans mon cas, en novembre 1946, la Mairie de Boulogne-Billancourt, où m'a mère, en transit, avait été contrainte d'accoucher, avait "toléré" "
Jean Loïc", sachant que le "
Jean" constituait mon prénom officiel, avec lequel ma parenté s'était démerdavée, à l'aide d'un trait d'union, pour le faire adopter, au Maroc(!).
Bon, là, comme d'habitude, je viens de déraper!

Néanmoins, pour en revenir au sujet, je m'étonne de l'intervention réactive et "brutale" de Margont, au post N°19, de cette même discussion, à savoir...
Houla ! Attention, le vert, c'est aussi (et surtout) l'Islam (selon saint Éric) !
Loïc, tu me fatigues avec tes insinuations continuelles (et tu n'es pas le seul en ces lieux, n'y vois pas (qu')une attaque personnelle)...
Vas-tu disserter à loisir sur la couleur de la redingote du père-noël la prochaine fois qu'Arte diffusera "Le père-noël est une ordure" (suis pas sûr que ce soit son fond de commerce, mais sait-on jamais) ?
Le rouge, c'est le communisssse ! Point d'œuvre de fiction, au demeurant rigolote, mais propagande bolchévique... Soit.
Une œuvre de fiction (un film dans le cas qui nous occupe) est une œuvre de fiction.
Elle peut être bonne (et mets ce que tu veux sous ce terme) ou être de la daube (scenario indigent, réalisation pathétique, moyens de reconstitution ridicules, propos abscons ou mal-t-à-propos, et j'en passe), mais si je te suis bien, "On a retrouvé la 7° compagnie" se devrait donc être la fidèle retranscription de la valeureuse et ô combien glorieuse performance de nos Armes (à nous, Français) en 40.
Dont acte...

, parce que je ne vois plus quoi faire d'autre.

Certes, la distinctive verte a effectivement fait partie - c'est toujours le cas! - des couleurs de l'Islam, qu'on retrouve, d'ailleurs, bien souvent, figurer partiellement ou en totalité, dans les drapeaux nationaux du
Maghreb - l'étoile chérifienne du Maroc- , du
Mashref, du Moyen-Orient, etc. Néanmoins, on la retrouve dans les très nombreuses anciennes héraldiques européennes, y compris, de nos jours, dans les drapeaux nationaux, comme les irlandais et italiens, que n'ont peu guère qualifier de territoires conquis par l'invasion musulmane, qui s'était déroulée au début du VIII
ème siècle et dont un certain Charles Martel était parvenu à interrompre la progression, en 732, à la Bataille de Poitiers.
Le problème avec la couleur "verte" était, que, dans un environnement herbeux et boisé européen, elle ne se discernait guère sur un champ de bataille, d'où l'adoption, à dater du XVIIème siècle, d'uniformes de couleur volontairement "voyantes". Au début du XXème siècle, hormis en France, où on souhaitait (à tort!) conserver la tradition de la redingote bleue marine et des pantalons rouges, rappelant ainsi les couleurs du drapeau national, on avait, déjà, adopté en Grande-Bretagne, à l'expérience des combats coloniaux précédents, et en Allemagne, des tenues intentionnellement moins voyantes.
L'emploi de notre célèbre "
Bleu Horizon", adopté en 1915, faisait partie de ses mesures, avant l'instauration, dans les années "30" du très moche et peu valorisant "kaki-caca", qui avait, aussi, l'avantage, au grand plaisir de notre Intendance militaire, d'être une teinture peu coûteuse!
Cette histoire d'uniformes mise à part, où, au passage, au XXème siècle, les dérivés de vert, pour des raisons évidentes de dissimulation, étaient devenus une nécessité, la couleur verte avait aussi perduré pour les distinctives d'Armes et de Spécialités, à une seule exception près, en France, la Marine Nationale, où, à ma connaissance, il n'a jamais été d'usage de l'employer, y compris pour les distinctives de spécialité!
Sinon, Margont, dans le cadre de cette discussion, je ne vois pas trop ce qui aurait pu justifier ton supposé "courroux", si ce n'est que, pour diverses raisons, tu n'es visiblement pas d'accord avec les propos exprimés par l'autre "
Loïc". C'est le but et la fonction de ce forum, à savoir y échanger les connaissances et opinions respectives dans un climat serein et mesuré!
Si j'avais du "me prendre le choux" avec chaque intervenant qui n'était pas d'accord avec ma propre approche "historique", çà ferait déjà un très long bail, que j'aurais été banni de ce Forum. A l'inverse, certaines d'entre elles m'ont aussi permis de la remettre en perspective, la "Vérité" n'étant pas nécessairement en sens unique.
