Post Numéro: 2
de Rob1
08 Mai 2023, 00:28
C'est visiblement inspiré du message diplomatique décodé par les Américains juste avant l'attaque. Je n'ai pas le contenu exact, mais dans apparemment le message disait de prévenir à 13h00 heure de Washington (08h00 à Pearl Harbor) les Américains que les négociations étaient rompues, et de détruire les machines à coder. Evidemment, ca ne disait rien d'une attaque sur Pearl Harbor.
Les décrypteurs US avaient le contenu du message tôt le 7 décembre et l'ont transmis aux chefs d'état-major de l'Army et de la Navy (tiens, un bon fonctionnement interarmées déjà !?).
Le chef de la Navy Harold Stark a trouvé le message grave, mais considérant qu'en raison de précédents avertissements l'amiral Kimmel a dû déjà mettre la flotte du Pacifique en état d'alerte, il conclut... qu'il ne sert à rien de lui envoyer une nouvelle mise en garde !
Quand l'officier arrive chez le chef de l'Army George Marshall, celui-ci est... parti faire une balade matinale à cheval dont il ne revient qu'à 11h00. Lui, il envoie un message d’alerte aux commandants de la Côte Ouest, des Philippines, du Panama et de Hawaii : "NE SAVONS PAS CE QUE SIGNIFIE EXACTEMENT L’HEURE FIXÉE, MAIS SOYEZ EN ÉTAT D’ALERTE." Sauf que la ligne de communication de l'Army avec Hawaii est en dérangement, une ordonnance se rend alors à un bureau de la Western Union pour expédier le message comme un télégramme commercial, sans urgence particulière. Il mettra 6 heures à atteindre le général Walter Short à Honolulu...
De toutes façons, même s'il était arrivé à temps, il n'aurait sans doute rien changé. Mis à part l'heure fatidique (qui d'ailleurs n'était pas celle de l'attaque mais une demi-heure avant), il n'apportait aucune information sur qu'est-ce qui allait se passer, où ni comment. Le gouvernement américain savait déjà qu'une marche vers la guerre était parfaitement possible. Ainsi dès le 27 novembre, tous les commandant américains avaient reçu ce message :
NÉGOCIATIONS
AVEC JAPON SEMBLENT TERMINÉES.
RÉACTION JAPONAISE IMPRÉVISIBLE MAIS ACTE
HOSTILE POSSIBLE À TOUT MOMENT. SI LES HOSTILITÉS
NE PEUVENT PAS ÊTRE ÉVITÉES, LES
ÉTATS-UNIS DÉSIRENT QUE LES JAPONAIS
COMMETTENT LE PREMIER ACTE.