thucydide a écrit:3-surprenant j'ai plutôt lu le contraire que les équipages de stug et les unités dont elles dépendaient avaient réussi à établir dés 1942 des tactiques et introduction en unité pour un usage opérationnel, efficient. (formation des équipages améliorés, équipages issus de l'artillerie, engin adapté (canon et forme) pour ce combat, bien meilleure mobilité...) et la mobilité et la rapidité d'entretien permettait un usage opérationnel plus efficient que certaines unités de chars.
Il y avait trois types d'unités de StuGe différentes. Je vais exploiter un inventaire général effectué au 31.01.1944, qui a l'avantage d'être facilement "lisible".
A. - Les formations que tu évoques sont les unités de StuGe de la Sturmartillerie, branche de l'Artillerie (In 4) constituée en 1938 et dont les premières Sturmbatterien ( à 6 StuG. III) avaient été engagées durant le Westfeldzug de mai-juin 1940. A dater d'août 1940, avaient été formées des StuG-Abteilungen, regroupant, chacune, trois batteries; au printemps 1943, la dotation théorique de la StuG-Abteilung avait été fixée à 31 StuGe (avec 3 batteries composées de 7 StuG. III 7,5 cm L/48 et 3 StuH42 10,5 cm). Toutes ces formations, désignées Heeres-StuG-Abteilungen étaient réputées "indépendantes"; elles étaient versées dans la Réserve Générale (Heerestruppen), attribuées aux groupes d'armées (Heeresgruppen), qui les affectaient provisoirement en fonction des besoins. En janvier 1944, elles avaient toutes été renommées Heeres-StuG-Brigaden. Leur rôle principal était d'assurer l'appui-feu et la protection antichar des divisions d'infanterie; en gros, l'appui-feu représentait +/- 80% de leur travail, l'antichar, le reste, ce qui ne les avaient pas pour autant empêchées, le 1er juin 1944 d'être officiellement créditées de 15 000 blindés adverses détruits, sur le Front Est, depuis leur engagement le 22 juin 1941!
Le 31 janvier 1944, 38 Heeres-StuG-Brigaden étaient engagées - avec 922 StuG/StuH opérationnels - et 9 autres en cours de formation...
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B.- La Panzerwaffe - Panzertruppen (In 6) - intégrait également des unités de StuGe, mais jusque fin 1942, elles étaient très peu nombreuses - Großdeutschland (1940) et quatre formations de la Waffen-SS, LSSAH, DR, TK et Wiking (1940-1941) - et elles avaient, toutes, la particularité d'avoir été instruites par la Sturmartillerie et de se conformer à ses règles d'engagement.
Avec l'arrivée, en février 1943, de Guderian, à la tête de l'inspection des Panzertruppen, les Panzer-Grenadier-Divisionen s'étaient vu attribuer une "StuG-Abteilung" , dotation théorique 45 StuGe, mais leur mise sur pied avait été lente - le 31 janvier 1944, seules, dix alignaient des StuGe, dont deux à +/- plein effectif, avec, au total, 289 StuGe en service.
Du côté des Panzer-Divisionen, à cette même date, seules, 4 formations de la Heer intégraient une unité de StuG ( la Großdeutschland, les 14., 16., et 24.), qui constituait soit une "Panzer/StuG-Kompanie", soit était rattachée opérationnellement à la Panzerjäger-Abteilung. Cas particulier, les six divisions de la Waffen-SS et la Hermann Göring toutes systématiquement dotées d'une unité de StuGe. Dotation totale : 270 StuGe + 79 versés dans des formations "particulières" ( la Heeres-StuG-Abteilung 189, subordonnée à la 78.Sturm-Division, la 270., à la Skijäger-Brigade, etc.)
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C.- Fin 1943, il avait été décidé de renforcer la Panzerjäger-Abteilung, au sein des Infanterie-Jäger-Gebirgs-Divisionen
, en lui attribuant une compagnie de StuGe (dotation théorique, 14 StuGe). Au 31 janvier 1944, six divisions d'infanterie, engagées en Italie, étaient dotées, depuis l'automne 1943, de Semovente italiens.
En parallèle, 14 "Luftwaffe-Feld-Divisionen" intégraient une compagnie "antichar" de 4 StuGe (dotation théorique), "pompeusement" désignée StuG-Abteilung.
Sur le tableau, ci-dessous, les unités précisées (I.A), In Aufstellung) étaient censées être mises sur pied.
Total en service (31.01.1944) : 202 StuGe
NOTA : A la toute fin 1943, pour faciliter leurs identifications respectives, il avait été prévu de renommer les Heeres-StuG-Abteilungen, Heeres-StuG-Brigaden (constituées de batteries, selon l'usage de l'artillerie), tandis que les StuG-Abteilungen de la Panzerwaffe (déclinées en compagnies) et les compagnies de StuGe des divisions d'infanterie étaient toutes répertoriées StuG-Abteilungen!
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De manière générale, l'instruction des unités de StuGe de la Panzerwaffe et des Infanterie-Divisionen était distincte de celle qui avait cours au sein de la Sturmartillerie. Bien souvent, le résultat avait été que ces unités étaient engagées comme des pièces antichars "mobiles" et que les tactiques de combat et le "travail en meute", qui avaient fait le succès de la Heeres-Sturmartillerie, n'étaient pas appliqués (sauf dans la Waffen-SS, la Hermann Göring et dans les rares formations qui avaient intégré une Heeres-StuG-Abteilung). A l'automne 1944, les Panzertruppen s'étaient efforcés de "raccrocher leurs wagons", afin de calquer leurs dispositions de combat sur celles de la Sturmartillerie, mais c'était trop tard.

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