Yves, j'ai lu l'article correspondant au dernier lien de ton post N°1
https://revue-histoire.fr/histoire-cont ... 1939-1945/... Il est, selon moi, un (très) gros poil léger, comporte des raccourcis "excessifs" ainsi que des "affirmations" erronées!
Quand j'avais "torché" mon bouquin sur l'artillerie de campagne allemande 33-45, je m'étais senti obligé de bosser "à minima" le sujet. J'avais alors déniché de vieilles "reliques" allemandes, les plus anciennes, dans ce domaine, datant de la décennie 1860, qui avaient, entre autres particularités, celle de traiter du problème de l'acheminement ferroviaire (innovation toute fraiche!) des équidés et de ses conséquences directes sur leur "métabolisme" général.
Le "bourrin" est, avant tout, un mammifère herbivore au comportement naturellement méfiant, au mieux, voire carrément peureux. Son dressage militaire exigeait plusieurs années pour parvenir à le conditionner "aux conditions de combat" dans lesquelles il est susceptible de se trouver. C'est tout aussi valable pour les chevaux de trait que pour les montes des unités de cavalerie (cuirassiers, chevaux-légers, uhlans, etc.). A l'instar du clebs de chasse, sélectionné pour cette usage, dès sa prime naissance, avec différentes "méthodes", il y aura toujours des bourrins "réfractaires" à ces emplois, trop peureux (voire paniqués!), trop stressés, etc, qu'on était contraint de "réserver" soit pour une "monte paisible", soit un travail de trait du même "tabac". Un cheval paniqué, rendu "furieux" par les circonstances, c'est, selon sa race, une masse de 300 et 700 kg, à devoir "gérer".... pire que lui, il n'y a guère qu'un dromadaire dans un même état, pour lequel, entre les "coups de dents" et les "ruades", il devient très-très compliqué de le "calmer". J'ai vu et eu "donné", en Irak, où le dromadaire, étant trop souvent considéré, à l'époque, par les tribus +/-nomades locales, comme un simple "moyen" de transport, était globalement maltraité, avant de finir en "boucherie"!
Pour en revenir aux chevaux. et à la WW2..
Dans la
Wehrmacht, une unité d’artillerie hippomobile, dénommée « montée » (
bespannt), disposait d’un parc intégré de chevaux et son personnel recevaitt une solide instruction équestre – monte, harnachement, conduite d’attelage et soins courants -. Les unités d’artillerie hippomobiles de la
Heer étaient toutes endivisionnées.
A la différence d’un véhicule à moteur, une fois dételé, le cheval nécessite sa ration quotidienne de fourrage, un minimum d’exercice sous peine d’ankylose et de nombreux soins. Une division d’infanterie (ID), dont la dotation équine était de 4842 têtes, intégrait un service vétérinaire, des maréchaux-ferrants avec forges de campagne, des selliers, plus l’indispensable service chargé du fourrage.
Le régiment d’artillerie possédait son propre parc de poulains (
Junge Remonten – jeune remonte) dressés et montés, exclusivement, par des sous-officiers et des cavaliers expérimentés, jusqu’à l’âge de 2 ans. Selon leur âge, taille et emploi, les chevaux étaient classés
Warmblutpferd (cheval à sang chaud) ou
Kaltblutpferd (cheval à sang froid). Le cheval d’attelage, de conformation trapue, mesurait entre 1,54 m et 1,62 m au garrot, pesait entre 300 et 700 kg, selon son emploi, et avait une capacité moyenne de traction de l’ordre de 220/250 kg, qui pouvait dépasser les 300 kg pour les bêtes les plus puissantes (
Schwerstezugpferd) -.
Les bêtes (
Tiere) étaient réparties en deux catégories :
1) Le cheval de monte (
Reitpferd), dit « à sang chaud » (
Warmblutpferd), était destiné aux officiers, sous-officiers et chefs de pièces. Pour l’anecdote, le
Kommandeur d’un
Artillerie-Regiment disposait de 2 chevaux de monte.
2) Le cheval de trait (
Zugpferd) à « sang froid » (
Kaltblutpferd), attelé aux pièces, caissons et remorques diverses, était distingué en trois classes : léger (
leichtzugpferd), lourd (
schwerzugpferd), très lourd (
schwerstezugpferd). Exercé ni au galop, ni au saut, il servait indifféremment comme cheval de selle pour les conducteurs (
Reiter) ou de trait non monté (
Handpferd) dans les attelages – cadence maximale du trot : 275 foulées par minute -. Suivant le poids de la charge, le nombre de chevaux attelés et la composition de l’attelage variaient. On trouve des attelages à deux, quatre, six, avec panachage des classes de chevaux, et qui pouvaient être doublés dans des conditions de travail difficiles (forte pente ou terrain difficilement praticable). Dans les attelages, seuls, les chevaux de gauche étaient montés par des cavaliers.
Deux beaux spécimens de chevaux lourds de trait ([i]schwerzugpferde)[/i]
vont être harnachés, après l’inspection de routine d’un sous-officier de la compagnie vétérinaire divisionnaire (
Veterinär-Kompanie).
Pour faciliter les manœuvres de l’attelage dans les passages difficiles, les quatre chevaux de tête étaient seulement bridés au timon de la voiture d’avant-train, auquel étaient attelés les deux autres bêtes. Illustration avec ce passage d’un ruisseau, lors de manœuvres, par l’attelage d’un le.FH 18 qui, lui, ne figure pas sur cliché!
Toutes ces dispositions se compliquaient sérieusement durant la guerre. En dépit d’énormes réquisitions de chevaux pratiquées dans les territoires occupés, la qualité de la remonte n’était pas au rendez-vous, ni les exigences et la durée de l’indispensable dressage en adéquation avec une armée engagée dans une campagne ininterrompue de cinq ans. Un excellent cheval de labour réquisitionné ne fait pas nécessairement une bête de trait de qualité dans un attelage militaire. Il en était de même pour la formation du personnel car l’instruction d’un chauffeur de tracteur était plus rapide que celle d’un cavalier.
Passage en revue d’une IG-Kompanie (besp.) de la 31. Infanterie-Division, lors de son entrée dans Varsovie, à la fin de la campagne de Pologne, début octobre 1939. L’attelage de quatre chevauxtracte un 7,5cm le.IG 18.De surcroit, durant la Seconde Guerre Mondiale, les fronts s'étaient considérablement distendus et étaient beaucoup moins statiques que durant la précédente. L’acheminement ferroviaire de chevaux, au plus près du front, était un véritable casse-tête administratif. Animaux sensibles au stress, à l’environnement et aux conditions climatiques, ils exigent des soins constants. Sous réserve d’une quantité suffisante de carburant, le tracteur pouvait effectuer un long parcours de liaison sans s’arrêter, ce qui n’était pas le cas des chevaux qui exigeaient des périodes régulières de repos, fixées à 10 minutes par heure de marche ; la vitesse moyenne de progression d’un attelage, sur terrain plat, était de 5 à 7 km/h, de jour, et 6 km/h, de nuit, pour un parcours moyen journalier de 20 à 30 km – 40 km, à train soutenu - ; distances tout à fait comparables avec celles parcourues par les unités d’infanterie « piétonnes » auxquelles l’artillerie était subordonnée.
En 1940, les 105 régiments d’infanterie de la I. Welle (première vague de mobilisation) comptaient chacun deux obusiers lourds 15cm s.IG 33 - dont on voit ici un beau spécimen baptisé « Vieux-Condé » - et six pièces légères 7,5cm le.IG 18 au sein de leur 13. Infanteriegeschütz-Kompanie.A l’inverse, alors que la pénurie d’essence immobilisait, à coup sûr, un véhicule, une bête de somme pouvait quasiment effectuer le même travail avec un demi-picotin, tandis que, en rase campagne, la végétation environnante offrait un complément de fourrage, une bonne partie de l’année. A l’été 1942, alors que l’armée allemande s’était profondément avancée dans le sud du Caucase, l’absence de voies ferrées l'avait contrainte à mettre en place une véritable noria de camions pour acheminer le carburant jusqu’aux premières lignes mais la distance à parcourir était telle que plus de la moitié du carburant transporté avait été consommée lors de son acheminement ! Aussi étonnant que cela puisse paraitre, le cheval était également moins handicapé qu’un véhicule à moteur, notamment un camion, en l’absence de route ou de piste carrossable, dans la boue ou la neige profonde – sous réserve, dans ce dernier cas, d’avoir préalablement installé la pièce sur un traineau ou une luge -. Durant les longs hivers du front de l’Est, il avait souvent constitué l’unique moyen de locomotion.
10,5cm le.FH 18 de l’Artillerie-Regiment 6 de la 6. Infanterie-Division, dont l’insigne est visible sur le bouclier. L’attelage est au pas, les conducteurs mènent les bêtes à la bride. Le bric-à-brac (havresacs, fusils Kar 98k, casques, etc.) amoncelé sur l’obusier et son avant-train est une pratique courante dans l’artillerie montée.
Eté 1941, Front Est, une colonne hippomobile de la Heer - peut-être, vu la nature de ses attelages, une unité d'observation ou de transmission d'artillerie!-, passant à côté d'un KV-II abandonné par l'Armée Rouge.La
Kriegstärkennachweisung (
K.St.N Nr.433), du 1er janvier 1945, détaillait les effectifs d’une batterie hippomobile de 4 pièces de
10,5 cm le.FH 18, 113 hommes de tous grades -
Offiziere (3),
Unteroffz. (24),
Mannschaft. (86) - et 95 chevaux(
Pferde) pour la monte et l’attelage ; en sus des obusiers et avant-trains, la batterie était dotée de 19 attelages divers (
B-Wagen,
Munitionwagen, etc.). Une
leichte Abteilung était constituée, en théorie, de trois batteries, ce qui représentait 285 chevaux, auxquels il fallait rajouter les montures et attelages de l’état-major (
Stab).
Le même document indiquait, pour une batterie lourde de 4 pièces de
15 cm s.FH 18, à effectif complet de 163 hommes, une dotation de 131 chevaux, répartis en 27 chevaux de monte, 104 chevaux de trait, dont 50 légers, 32 lourds et 48 très lourds. Pour le transport, l’obusier de
15 cm se décomposait en deux charges, le canon et son affût, dont les attelages étaient de 8 chevaux, 2 lourds de tête et 6 très lourds.
Tube de 15cm s.FH 18 sur sa prolonge photographié dans le secteur de Rjev, en Russie, en 1942. L’attelage est constitué de dix chevaux. Seule la paire attelée au timon de la voiture n’a pas de conducteur.
La même unité que précédemment, près de Rjev. Les conducteurs chevauchent les bêtes de gauche et leurs paquetages sont arrimés sur celles de droite. L’expression « donner un coup de collier » prend tout son sens avec ce cliché pris sur l’Ostfront !La principale difficulté rencontrée avec les attelages hippomobiles était la charge maximale « tractable ». Les pièces dites légères, jusqu’au
10,5 cm le.FH 18 inclus, étaient parfaitement adaptées à la traction animale alors que l’obusier
15 cm s.FH 18, réparti en deux charges, constituait le maximum admissible pour un attelage équin ; au-delà, le nombre de chevaux nécessaires pénalisait sa conduite et exigeait, en configuration de transport, une division des charges, toute à la fois, incompatible avec une mise en batterie rapide et onéreuse dans sa conception industrielle.
Dans les unités semi-motorisées, les attelages de l’artillerie étaient devenus mixtes. Les pièces légères conservaient leurs chevaux, tandis que des tracteurs remorquaient les pièces plus lourdes. En 1944, le 4ème peloton -
4.s.IG.Zg. (mot.) - d’une compagnie lourde (
Infanteriegeschützkompanie, IGK), était censée remorquer ses deux
15 cm s.IG 33 au moyen de
RSO, tandis que les six pièces de
7.5 cm IG 18 des trois autres pelotons (
le.IG.Zg.) étaient attelées à une paire de chevaux légers (
leichtzugpferde).
Les bêtes de bâtsDans les terrains difficiles et, particulièrement, les zones montagneuses, les pièces d’artillerie étaient acheminées à dos d’animal. L’expérience accumulée depuis plusieurs siècles et les nombreuses études menées, à partir du XIXème, par les armées occidentales avaient permis d’appréhender avec une certaine précision les capacités de transport des différents quadrupèdes.
Ainsi, l’âne était capable de porter une charge équivalente aux deux-tiers de son poids, la mule ou le mulet, la moitié, un cheval, seulement, le tiers. La taille de l’animal avait également son importance car, d’une part, plus elle était élevée, plus celui-ci avait des difficulté pour stabiliser la charge, notamment sur des chemins pentus ou en devers ; d’autre part, elle intervenait directement dans la mise en place du chargement.
En effet, sur la base d’un personnel, dont la taille moyenne était de l’ordre de 1,68 m, pour la première moitié du XXème siècle, il était admis, à l’époque, que les hommes pouvaient soulever, sans difficulté particulière, une charge, évaluée à un tiers de leur poids, pour les plus faibles, et la moitié, pour les plus costauds, jusqu’à hauteur des épaules, soit environ 1,57 m. Pour la mettre en place sur le bât, il fallait rajouter, dans le meilleur des cas, une douzaine de centimètres ; dès lors, la hauteur maximale du bât avait été communément fixée à 1,57 m du sol et celle de l’animal, mesurée au garrot, entre 1,47m et 1,50 m, ce qui correspond pour un cheval, à une bête de 400 kg, capable de porter 130/135 kg. On discerne, immédiatement, l’intérêt de l’emploi de la mule ou du mulet, comme bête de bât, capable, pour le même travail, de porter une charge double (270 à 300 kg), d’autant qu’il accepte d’être monté, si nécessaire.
Des bêtes de bât de la 1. Gebirgsjäger-Division, progressent, à l’été 1942, dans les montagnes du Caucase, à la frontière entre la Géorgie et la Russie septentrionale ; à l’arrière-plan, le Dombaï-Ulgen, dont le sommet culmine à 4060 m. Les deux mulets de tête sont bâtés tandis qu’un poulain, trop jeune pour porter une charge, s’habitue à marcher en file.
L’habitat de l’âne, qui se situe, principalement, en Europe méridionale ou autour du bassin méditerranéen – âne du Poitou, de Catalogne, d’Andalousie, de Malte, d’Italie ou d’Afrique du Nord – explique qu’en dépit de ses qualités, l’animal n’a été qu’occasionnellement utilisé par les troupes de montagne allemandes.
La mule (femelle) ou le mulet (mâle) est résultat du croisement « stérile » entre une jument et un âne, tandis que le bardot est celui d’une ânesse avec un étalon ; physiquement, les caractéristiques sont quasiment similaires, sauf que l’âne ne rechigne pas à saillir une jument, alors que l’étalon est plus rétif pour s’accoupler avec une ânesse et que cette dernière, de plus petite taille, a tendance à rencontrer des difficultés lors de la mise à bas ; de plus, alors que le mulet ou la mule bénéficie, généralement, des qualités de leurs géniteurs, le bardot, à l’inverse, en cumule les défauts. Ce constat explique l’emploi généralisé du mulet, comme bête de bât militaire, et le peu de succès du bardot, le plus souvent utilisé, au civil, comme cheval de selle. Hormis sa capacité de charge supérieure, le mulet, dans son acceptation générique, offre l’avantage d’être extrêmement rustique, moins sujet aux maladies équines, aux blessures dues au bât, au stress – qualité très importante en zone de combat - de vivre plus vieux – une quarantaine d’années -, de se satisfaire d’un régime frugal, de supporter la chaleur, d’adopter naturellement, en montagne, une allure qui réduit la fréquence des haltes de repos, indispensables avec les chevaux, et, contrairement aux précédents, d’adopter l’allure à l’amble plusieurs heures de suite, sans difficulté.
Colonne de mulets d’une batterie des Gebirgsjäger, lors d’un exercice dans les Alpes bavaroises en janvier 1940. La charge de la bête de tête est composée des deux roues et de la queue d’affût d’un 7,5cmGebirgskanone 15.
Batterie de 7,5cm Gebirgskanone 15 de la Gebirgs-Brigade en configuration attelée. L’attelage ne compte que deux mulets : celui de tête est simplement bridé, l’autre attelé à un brancard fixé à la queue de l’affût.
L’identification de cette pièce de la 21. Waffen-Gebirgs-Division der SS « Skanderbeg » (albanische Nr. 1) est incertaine, mais le dessin de l’élément de bouclier, sur le flanc de la bête de bât, semble indiquer qu’il s’agit d’un 7,5cm le.Geb.IG 18. À l'instar des artilleurs de la Heer, les cadres de la division SS albanaise étaient, tous, des Volksdeustche.Sur le Front Est, quelques attelages « exotiques » seront, également, constitués de chameaux ou de bœufs mais les camélidés s’avèreront peu adaptés au travail en attelage et les bovidés, pénalisés par leur vitesse de progression beaucoup trop lente.
Il n'existe malheureusement que très peu de chiffres précis, mais, en gros, la
Heer,
Waffen-SS inclus, était entrée en guerre avec un parc de +/- 800 000 chevaux de tous types. En 1939-1940, une division d'infanterie "piétonne" de la
1. Welle, l'élite de l'infanterie allemande, disposait d'un parc théorique de 4842 chevaux, dont 2208 pour son seul
Artillerie-Regiment; à elles, seules, elles constituaient une force d'une quarantaine de divisions, donc, à la louche et à l'excès, 4842 x 40 = 193 680 "bourrins"... tout en sachant que, en mai 1940, la
Heer alignait 4 vagues successives de mobilisation, ce qui représentait une bonne centaine de divisions d'infanterie "
pedibus cum jambis"!
Dans le cadre de son invasion en URSS, en juin 1941, elle alignait, grosso modo, 150 divisions d'infanterie "piétonnes". A tout çà, il convient aussi de rajouter tous ses services annexes, bien souvent, eux-mêmes, hippomobiles. Sans trop se louper, on peut considérer que son parc d'équidés avait, en 1941-1942, atteint, voire dépassé 1 million de têtes, avec le problème évoqué précédemment de l'adaptation du "bourrin" européen à l'environnement "russe". A la toute fin du conflit, les problèmes d'approvisionnement en carburant n'y étant pas pour rien - même si on y avait "remédié" en convertissant les formations de grenadiers "motorisés", en équipe de "coureurs cyclistes" ! - les estimations les plus "fiables" permettent d'envisager l'existence d'un parc de chevaux, essentiellement "de traits", de + /- 500 000/600 000 bêtes.
De manière générale, les équidés étaient, tous, (très) bien traités, ne serait-ce que pour de bêtes raisons, comme leur emploi indispensable. Sinon, c'est un peu comme avec un clebs, le bipède, que nous sommes, peut, au besoin, selon les circonstances, "tirer un trait" sur un ou plusieurs repas successifs, ce n'est pas le cas du chien, ni du cheval!
