coyote a écrit:Bonjour
Bundesarchiv indique août - septembre 1942
Un détail peu connu, un gros paquet de clichés pris par les PK, entre le printemps 1941 et mars 1943, n'avait pas été "chronologiquement" daté, car on s'était contenté de classer en vrac les films et leurs tirages, dont on avait juste extrait certains clichés à des fins de publication dans la presse et les multiples magazines. Il avait aussi existé des banques photographiques à "usage interne", dont, par exemple, deux relatives à la campagne des Balkans, au printemps 1941, qui "roupillent" désormais dans les archives US NARA, sous forme de Rolls, constituées, eux-mêmes, de "photocopies" des plus moches (résultats de la première génération de photocopieurs américains en service Rank-Xeros). Les originaux avaient été restitués, durant les décennies 1950-1960, au Bundesarchiv , après que le US NARA est, lui-même, procédé à un tirage desdits originaux... sauf que, depuis lors, cette monumentale collection américaine de clichés allemands est +/- classée en "bordel, couvrez!" dans une importante série de "boxes" aimablement "bordéliques", où, pour s'en sortir, il convient, un, de pouvoir accéder soi-même, directement, à cet "aimable boxon", deux, avoir le tempérament d'explorateur d'un Docteur Livingstone (!), trois, n'avoir rien d'autre à "foutre" durant plusieurs longues semaines (!) . Certains auteurs renommés de la décennie 1870, dont un certain Bruce Culver - les plus vieux d'entre nous connaissent sa célèbre trilogie "Panzer Colors" -, avaient "débroussaillé" cette mine photographique, mais, hélas, pour leurs besoins "spécifiques".
Il y a aussi un autre paramètre à prendre en compte, l'US Nara étant un service fédéral (d'Etat!), est l'exemple-même de la complication et de la lenteur d'exécution des "fonctionnaires" américains! Pour obtenir une copie de ces rolls, d'abord sur cassettes professionnelles - qui exigeaient, en France, d'avoir recours, jusqu'en 2005-2006, aux "usines à gaz" de lecture de "microfilms" qu'on ne trouvait, alors, que dans les "grandes entreprises" et dans certaines bibliothèques départementales - ou , ultérieurement, numérisées et gravées sur CD, pas de problème, moyennant, cependant, deux à trois semaines de délais... tout en priant le Bon Dieu, que leur contenu corresponde à "notre attente"!... car on pouvait très vite "hériter" d'un roll qui comportait "1500 feuillets" récapitulant à l'envie une distribution de tenues hivernales (véridique!)!
Par contre, rien de tel pour ce qui concerne les "photos-boxes", car, soit on est prié d'opérer sur place (sur RDV, of course!), soit on missionne un intervenant local, qui, lui, va réclamer 60 à 80 dollars de l'heure pour fouiller, avec, à la clé, une véritable fortune en frais horaires, sans parler de ceux de duplications exigés par l'US Nara, puis ceux d'envoi!Mais, revenons à nos moutons allemands, fin mars 1943.
Il semble, alors, s'avérer, que, au moins, un haut gradé des PK ayant été alerté par la situation existante, avait demandé ou exigé, que la "période" de prises de vues, sur les pellicules transmises par les opérateurs, soit précisée "à réception" - les pellicules N&B étant généralement développées par leurs auteurs, eux-mêmes -. Selon le contexte, un PK "terrain" pouvait "bouffer" une pellicule "36 poses" en quelques heures ou en plusieurs jours, mais c'était, déjà, un vrai "plus chronologique".La guerre s'achève, puis, dix à quinze ans plus tard, le Bundesarchiv récupère son fond photographique, et, à dater de là, s'efforce de "dater au mieux" ces collections photographiques, en faisant essentiellement appel à des bénévoles, anciens combattants. Cette méthode avait eu pour résultat, que pour la période précitée " printemps 1941- printemps 1943", bon nombre de légendes "datées" se sont, depuis lors, avérées erronées!
On retrouve un problème similaire pour le fond allemand de "ECPAD" (entre 120 000 et 180 000 clichés ?), capturé "en vrac" dans un convoi début 1945, censé acheminer ces archives photographiques vers le "refuge alpin". Comme il n'y avait quasiment aucune identification chronologique, l'ECPAD avait eu recours à des bénévoles, qui, en remerciement de leur boulot, avaient bénéficié de facilités d'accès et de tarifs préférentiels pour leurs reproductions de clichés.
C'est, là, qu'on constate la limite du système! A la fin de la décennie 2010, en torchant un bouquin sur le Panther, j'étais tombé sur ce superbe cliché ECPAD, intitulé 6. Panzer-Division en Hongrie en 1944
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... par acquis de conscience, je m'étais efforcé de localiser plus précisement cet ouvrage religieux suffisamment remarquable par ses imposantes proportions; mes recherches "hongroises" s'étant avérées infructueuses, après une journée de boulot, je les avais élargies et fini par dénicher ce qui était, en réalité, la cathédrale Saint-Michel Archange de Launas, cité à 100 bornes de Vilnius, en Lituanie, la compagnie de Panther, "immortalisée" sur cette photo, appartenant, à l'époque (+/- 12 juillet 1944), à l'Abteilung I/Panzer-Regiment Großdeutschand.
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Sans reprocher quoique soit au travail accompli par ces bénévoles, çà donne une assez bonne idée des imprécisions qui peuvent régner, aussi bien, dans le légendage d'une partie des archives photographiques du Bundesarchiv (et de l'US Nara!, par voie de conséquence!) ainsi que pour le fond "allemand" de l'ECPAD, dont on sait, au mieux, que ses clichés "les plus tardifs" datent, à la louche, de septembre-octobre 1944! Il avait été, ainsi, beaucoup plus facile pour les bénévoles français d'identifier l'environnement "national", entre juin et octobre 1944 (pour faire simple!) et ainsi permettre d'établir un légendage "correct" (avec les réserves qu'il implique!)

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