
En février 1943, les autorités allemandes imposent à Vichy le transfert des jeunes français de 21 à 23 ans vers le Reich dans le cadre du STO.
Dès juillet 40, l’Allemagne met en place une exploitation de l’économie française, rien n’est épargné, les domaines financiers, la production industrielle, l’agriculture, sont touchés par les réquisitions et pillages.
L’Allemagne, à partir de 1942, rencontre d’énormes problèmes de main d’œuvre, il faut remplacer les ouvriers allemands partis aux armées.
Une première campagne de recrutement de main d’œuvre française est imaginée en 1942 sous le couvert du volontariat et la promesse d’une forte rémunération. La politique de la relève est instituée. En principe, 3 volontaires permettaient la libération d’un prisonnier.
Les allemands libérèrent peu de prisonniers et seulement 240 000 français firent acte de candidature pour les usines allemandes. Cette politique, fortement soutenue par Pierre Laval fût un échec.
Sous la pression de Fritz Sauckel, officier nazi chargé de la mobilisation de la main d’œuvre au service de l’effort de guerre du Reich, l’État français promulgue une loi portant création du STO le 16 février 1943.
Cette loi permettait le transfert vers le Reich d’hommes et de femmes contre leur gré pour travailler.
Entre juin 42 et juillet 44, 650 000 personnes furent acheminées en Allemagne. A ce nombre, il faut rajouter les prisonniers qui, depuis 1940 étaient employés à divers travaux. Certaines recherches évaluent à 1 500 000 français qui auraient de gré ou de force travaillé en Allemagne.
Il faut noter que les français ont été les seuls en Europe à avoir été requis par les lois de leur propre Etat.
La création du STO provoque le départ dans la clandestinité de plusieurs centaines de mille de réfractaires dans les maquis et d’évadés hors de France, partis s’engager dans l’armée française de libération.
Le STO, fût en France, une rupture dans l’opinion avec le régime de Vichy.
Le représentant de Fritz Sauckel en France, le SS standartenführer Julius Ritter est abattu par des FTP-MOI du groupe MANOUCHIAN le 28/09/43 à Paris.
La presse collaborationniste, lança des campagnes publicitaires tentant de rendre attractif la Relève et le STO.
Ces affiches voulaient sensibiliser les hommes à leurs responsabilités, faire vivre la famille, et mettre en exergue la fierté d’un travail accompli et bien rémunéré.


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