On y perçoit, tout à la fois, les vieux relents de la période révolutionnaire, celle de la décennie 1790, avec en point d'orgue le Comité de Salut Public, et la trouille permanente, durant les trois premières décennies et des broquilles de l'existence de la IIIème République, d'un éventuel coup d'état militaire. Question coup d'état, ladite république, elle-même, issue d'un coup d'état "civil" , celui du 4 septembre 1870, en connaissait un rayon!
Le général Boulanger n'avait jamais eu la moindre intention de coup d'état, même si, pour l'écarter du domaine politique, où il devenait beaucoup trop encombrant, on s'était empressé de l'accuser, entre autres, d'être un factieux.
Le dernier militaire "factieux" français n'est autre que Napoléon Bonaparte, à l'occasion du coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799). Cà serait trop long a expliquer et totalement hors sujet, mais la Constitution de l'An III (22 août 1795) avait été si bien "bordée" que seul un coup d'état pouvait en permettre la révision la plus anodine! Au passage, dans une telle éventualité, même le collège du Directoire - qui sera à l'origine dudit "coup d'état - devait, lui-aussi, se saborder!
... tandis que les "royalistes" prenaient leurs aises dans les deux Chambres (le Conseil des Cinq-Cents et celui des Anciens), bénéficiant de la majorité des deux-tiers, lors de la cession parlementaire qui avait débuté le 20 mai 1797!Conclusion : La haute hiérarchie de l'armée française, même aux pires moments de la Révolution, n'a jamais affiché la moindre intention de coup d'état et, dans le cadre de celui du 18 Brumaire, les militaires, y compris Bonaparte, s'étaient contentés de se mette aux ordres des politiques en place. Amen!

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