coyote a écrit:Mais en définitive, elles furent autorisées à convoyer toute sorte d'appareils pour la RAF et la Fleet Air Arm y compris les gros quadrimoteurs mais excluant les hydravions
donc… seuls les pilotes hommes pouvaient avoir la qualif '6'

J'avoue, humblement, ne pas avoir fouillé les règles de la
Qualif 6 ( hydravions). Cela dit, je ne suis pas certain, non plus, qu'il s'agissait, uniquement, d'une "histoire de sexisme" ou de "compétences. Les gros hydravions (à coque), du type Sunderland ou, même, Catalina, requéraient un équipage nombreux ; techniquement et logistiquement, il était, probablement, plus utile d'expédier l'entièreté de l'équipage effectuer la prise en charge et la procédure de "prise en main", qui devait être du même type avec les bombardiers lourds.
Quand on livrait un "Spit" à une escadrille, à un "bouton" près, sa mise en œuvre était identique. Quand on passait sur autre type de "chasseurs", les équipages sélectionnés avaient droit, préalablement, à une "formation" spécifique, avant de réceptionner leurs nouveaux appareils (livrés sur leur terrain). Soyons fous, 2 heures "d'exercice" - comme pour une bagnole neuve du même type! - et le pilote, même de niveau moyen, était sensé avoir pris en main son appareil - Voui, je sais, il y avait le problème des jeunes pilotes sortis d'école, mais, hélas, le combat faisait la sélection! -. Un hydravion ou un bombardier lourd coûtait la peau des murges et, en plus, embarquait une dizaine de pinpins... donc, plus vite l'équipage s'habituait à sa "mise en œuvre", plus il avait de chances de mener à bien ses missions et se sauver le c.. !
De nos jours, en temps de paix, nous réfléchissons en termes de pertes humaines, mais, dans le cadre d'un conflit moderne, quel qu'il soit, on résonne, dans l'aviation, en termes de résultats de missions, les bilans matériels et humains ne venant qu'au second plan.