La famille des
m. SPW, celle des
251, tous modèles (
A,
B,
C,
D) et versions confondus, avait été assemblée à plus de 15 252 exemplaires, dont 10 602 exemplaires
Ausf.D, entre septembre 1943 et mars-avril 1945! Celle des
le.SPW 250, avait, elle, été produite à 6628 exemplaires... soit un total de 21 880 semi-chenillés à caisse blindée (sauf une série de 300 exemplaires de
251 Ausf.A assemblée durant l'hiver 1939-1940, en acier non blindé), conçus pour opérer au plus près de la "Ligne de Front", sachant que les tracteurs semi-chenillés dont ils étaient dérivés ne sont pas pris en compte! Côté allemand, çà commence à faire du "monde", car il n'y a que les
StuG. III dont la production avait atteint et dépassé 11 000 exemplaires, durant le conflit!

Leur blindage, qui n'avait jamais excédé 15 mm d'épaisseur, limitait, certes, leur distance d'engagement au combat, néanmoins, à dater de 1943, certaines versions "d'appui-feu" mises en service s'étaient révélées particulièrement "efficaces" et "redoutables"; c'est le cas, par exemple, des
251/21, la troisième photo de mon post N°3, armés, dans un premier temps, d'une triplette de
MG 151/15 (1,5 cm), puis essentiellement de
MG 151/20 (2 cm), en réalité des canons à très haute cadence de tir, récupérés de la
Luftwaffe, qui, de son côté, s’efforçait de remplacer ses premières générations de "canons de bord" de 2 cm, par des pièces de 3 cm. Ces triplettes automotrices de
MG 151/20 opéraient aussi bien en tant que pièces de
Flak à "basse altitude" (1500-1800 m), que dans un rôle "sol-sol", où il ne fallait pas trop trainer dans leur secteur de battage à moins de 2500 m, selon la situation du terrain.
En l'absence de production de "mitrailleuses lourdes" de gros calibre (supérieur à 7,92 mm), les allemands avaient, dans ce rôle terrestre, développé l'emploi du monotube de
2 cm Flak 30, puis de son successeur, le
2 cm Flak 38, mais surtout privilégié celui de l'affût quadruple
2 cm Flakvierling 38, qui bénéficiait effectivement d'une haute cadence de tir, mais dont l'alimentation était assurée par des magasins de "20 cartouches", qui ralentissait leur volume de feu pratique.
Avec la mise en service des
MG 151/15, mais surtout des
MG 151/20, installés à bord des "
251/21", les deux canons extérieurs- bâbord et tribord

-, faciles à alimenter, disposaient, chacun, d'un magasin de 250 pélots et d'un autre de remplacement de la même quantité, tandis que le canon central, lui, plus compliqué à recharger en "conditions de combat", ne bénéficiait que d'un unique magasin de 450 obus.
Cela dit, l'addition des quatre magasins de 250 pélots, plus celui de 450, représentait, au total, un volume de feu de 1450 obus explosifs et/ou antichars.
En se fondant sur la seule cadence théorique de tir de la "triplette de
MG 151/20", on flirtouillait "au mieux" avec une "réserve de tir" de l'ordre de la "minute" (y compris le rechargement des deux pièces latérales!), sauf que les canonniers opéraient par "rafales courtes" de 5 ou 6 obus - certes, il fallait avoir "le doigt léger sur la détente"! - , mais les pélots de 2 cm faisaient, eux-mêmes, preuve d'une efficacité redoutable.
J'ai, sous le coude, un vieux "document" de la
Heer qui traite de "l'engagement" particulier d'une compagnie (!) de
251/21, que, malheureusement, je n'ai pas eu le temps de "décortiquer" sérieusement

, mais çà ne rigolait pas, car tout reposait sur la puissance et volume de feu conjugués de la compagnie.
Sur le dernier cliché de mon post N°3, on constate, dans le fossé, une "petite" section d'infanterie, prête à mener l'assaut, l'autre, faisant de même, étant positionnée sur l'autre bord des deux
251/21, censés "couvrir" sa progression.
Bon, d'accord, il s'agit, là, de "clichés" à vocation "propagandiste", mais si on jette un coup d’œil, hors de toute intention politique sur la tactique générale de la
Heer, cette dernière n'avait pas cessé, tant que c'était resté possible, de répliquer aux offensives adverses, en menant des actions de "contre-offensive"