Pourtant, ajoute Rick Atkinson, sur le plan politique, cette campagne a délivré l’Italie à la fois du fascisme et de son alliance avec le nazisme, et a entraîné la transformation d’un pays totalitaire retardé en une prospère démocratie occidentale.
Sur le plan militaire, il précise que les expériences et les leçons de la campagne d’Italie ont servi ultérieurement sur d’autres théâtres, notamment en ce qui concerne l’organisation d’opérations amphibies complexes à la suite des débarquements de Salerne et d’Anzio, la guerre urbaine après la bataille d’Ortona (menée par les Canadiens) ou, plus généralement, en ce qui concerne la coordination des opérations d’une importante coalition de forces alliées. Par exemple, le général Dwight D. Eisenhower, qui a supervisé la campagne d’Italie jusqu’à fin 1943, a utilisé le type de quartier général qu’il avait élaboré pour le théâtre méditerranéen comme modèle pour le SHAEF (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force) et même, finalement, pour l’OTAN.
De plus, cette longue et éprouvante campagne d’Italie a incontestablement aguerri les troupes américaines qui ont participé ensuite au débarquement de Provence.
En outre, toujours selon Rick Atkinson, elle a permis de faire l’inestimable expérience de l’occupation militaire d’un vaste territoire conquis et plusieurs généraux américains, futurs proconsuls d’après-guerre, tels le Gen. Mark W. Clark ou les Lt. Gen. Geoffrey Keyes et Lucian K. Truscott, se sont fait les dents en Italie.

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