François Delpla a écrit:A voir sur Arte si vous avez 26 minutes :
https://www.arte.tv/fr/videos/077437-00 ... -tout-prix
François Delpla a écrit:C'est oublier la condition sine qua non de cette victoire : son acceptation par les autres puissances. L'entreprise nazie la recherchait par une voie et une seule : une entente avec le Royaume-Uni que la capture de son armée de métier aurait rendue, au moins, problématique. D'autant qu'il était depuis peu dirigé par Churchill, sans responsabilité dans le désastre et fondé à se maintenir au pouvoir en ameutant l'univers contre le cancer qui progressait en Europe.
Dog Red a écrit:Ces 2 questions me font écho à 2 autres tournants célèbres :
- octobre 1941 : la Heeresgruppe Mitte aurait-elle dû concentrer le restant de ses forces pour foncer droit sur Moscou plutôt que de les éparpiller dans une vaste opération d'encerclement ;
- et plus encore juillet 1942 : la prise de Stalingrad par "opportunité" est négligée par un transfert de moyens vers le Caucase.
Les dernières réflexions de Chef Chaudart me poussent à l'interrogation suivante (désolé si elle vous parait peut être candide) : sans Dynamo, Dunkerque aurait-elle eu une capacité d'abcès de fixation telle que Fall Rottaurait pu en pâtir ?
Loïc Charpentier a écrit:Liddell Hart avait consacré deux pages et demi - dans sa traduction française (J.P. Constantin) - aux origines probables du Haltbefehl, pour conclure avec trois motifs principaux:, je cite (in extenso) ...
1) son désir de conserver ses Panzer pour la prochaine offensive
2) sa vieille crainte de la Flandre marécageuse
3) les arguments de Göring en faveur de la Luftwaffe.
Tout en précisant, à la fin du paragraphe... Mais il est fort possible qu'un motif politique se soit mêlé à ces arguments militaires dans l'esprit d'un homme qui avait le goût de la stratégie politique et dont la démarche savait être si tortueuse.
De son côté, Philippe Masson, en 1990, dans "Une Guerre totale 1939-1945", avait écrit.
Même avortée, même restée dans les limbes, cette riposte introuvable (de l'armée française) a eu au moins un avantage. elle se trouve à l'origine de l'arrêt "providentiel" des blindés de Guderian, le 24 mai, sur l'Aa et le "miracle" de Dunkerque. Contrairement à une légende tenace, Hitler, en laissant le BEF se rembarquer, cherche nullement à ménager la Grande-Bretagne, en vertu d'une quelconque admiration du système britannique. Il ne tient pas davantage à faire une faveur à la Luftwaffe, en lui donnant la possibilité de porter l'estocade finale.
D'après la version la plus solide de l'affaire, le Führer n'aurait fait que cautionner une décision de von Rundstedt soucieux de regrouper les formations blindées, de les reposer, de manière à les mettre dans la capacité de faire face à cette contre-attaque française, qui, en bonne logique, devrait déboucher tôt ou tard à partir du sud.
Contrairement à une autre légende, l'évacuation du BEF n'a pas sauvé la Grande-Bretagne en 1940. Le salut de l'Angleterre est venu de sa supériorité maritime et aérienne qui a interdit toute tentative de débarquement. Le seul avantage du retrait du BEF a été de permettre une campagne victorieuse en Afrique du Nord, le seul théatre où l'Angleterre isolée remportera des succès de consolation après la chute de la France.
Dans les deux cas, l'aspect "politique" du Haltbefehl est soit écarté, soit considéré comme une hypothèse mineure.
alias marduk a écrit:
Je doute que Dunkerque puisse servir d'abcès de fixation plus que quelques jours surtout après la capitulation en rase campagne de l'armée belge et sans port opérationnel pour la logistique
Dog Red a écrit:Chef Chaudart a écrit:Le débarquement en GB planifié par les Allemands, l'opération Seelowe, est un sujet en lui-même. Toutefois, les historiens en sont venus, pour la plupart à considérer qu'il s'agissait d'un bluff. La Wehrmacht, armée taillée pour une guerre continentale, n'avait pas les moyens d'une opération amphibie de cette ampleur.
D'accord aussi sur le bluff. Quant aux moyens... la Wehrmacht aurait probablement pu tenter le coup de poker de franchir la Manche si les conditions s'étaient avérées favorables mais HITLER était plus réaliste que cela. C'était risquer de briser son fer de lance sur un coup de dés. Le pari Barbarossa lui aura semblé moins risqué.
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