Post Numéro: 1256
de François Delpla
24 Nov 2017, 13:22
J’ai fait observer aujourd’hui au Führer qu’en ce qui concerne maintes ressources, à l’Ouest, des questions juridiques se posent. Au palais Rothschild de Paris on a trouvé des listes des bibliothèques déplacées et d’autres objets culturels destinés aux autres propriétés Rothschild. A Deauville par exemple il y a un grand nombre de caisses prêtes à l’envoi, visiblement vers l’Angleterre. Dans ce palais on a logé un commandement d’aviation. Le commandant nous demande de mettre les affaires en sécurité car on ne peut pas savoir ce qu’il adviendra du palais. Il pourrait aussi se produire des agressions personnelles.
Le gouvernement français a déchu quelques membres de la famille Rothschild de leur nationalité et confisqué les biens des Rothschild. Ce qui a conduit des membres de l’administration allemande à se demander si les collections de la famille Rothschild devaient être encore considérés comme des biens juifs ennemis. Personnellement je réponds affirmativement, d’autant plus que d’autres Rothschild, dans la France du Sud, sont encore citoyens français. La famille Rothschild est une famille juive hostile et toutes les autres machinations destinées à sauver leurs biens, devraient nous laisser froids.
Le Führer exprima son plein accord et dit qu’il n’y avait là aucun ménagement à observer et que tout ce qui pouvait être déplacé devait l’être.
Comme deuxième point, je soulevai le cas de la bibliothèque polonaise. Elle avait été transférée de Varsovie en France et mise par le gouvernement polonais à la disposition de la France pour l’étude de l’histoire polonaise. A partir de ce matériel on avait construit, de manière sans cesse renouvelée, une vision historique de l’Europe orientale hostile à l’Allemagne. J’exprimai l’avis que cette bibliothèque, pour nos propres objectifs scientifiques, devait elle aussi être transférée en Allemagne.
Là encore le Führer exprima son accord et dit : si cette bibliothèque était encore une propriété polonaise, elle était automatiquement devenue aujourd’hui une propriété allemande.
Le Führer a chargé le colonel Schmundt de faire connaître cet avis, par l’OKW, au commandant allemand en France.
(s) A. Rosenberg
Berlin, le 16 septembre 1940.
Il y a bien là une façon fort cavalière de donner des ordres à un commandement local, via une OKW utilisée comme un simple câble de transmission. Les caprices du Führer sont des ordres, transmissibles et applicables au plus vite. Il s'agit ici du caprice antisémite... et anti-français, concocté par les deux têtes idéologiques du régime. La France, on l'aime, pour autant qu'elle se déjudaïse et s'inscrit docilement dans une Europe à direction germanique.