A propos de la situation générale décrite par Benoit Rondeau, rien à redire, sauf que, selon moi...
Il y avait eu juste un problème, côté allemand, à l'été 1944, l'engagement de
Panther et, accessoirement, de
Tiger, sur le front de combat occidental, où globalement, compte-tenu de l'environnement normand (bocages, etc.) et des distances d'engagement, ils étaient sous-employés, sachant que l'emploi du
Panzer IV, armé du
7,5 cm KwK L/48 était "amplement suffisant"! Cas particulier, les formations de la
Heeres-Sturmartillerie, dont l'engagement et l'efficacité s'étaient avérées indispensables sur le Front Est; ce qui explique pourquoi l'intervention des formations de
StuGe de la
Heeres-Sturmartillerie sur le front Ouest s'était, au mieux, limitée à trois ou quatre
Abteilungen!.
Si on s"amuse à jeter un coup d’œil sur la période de constitution puis de formation des "
Panther-Abteilungen", devenues, courant mai 1944, l'
Abteilung I, au sein des
Panzer-Regimenter, on constate, un, que leur instruction finale s'était (péniblement) effectuée à Mailly-Le-Camp , entre les étés 1943 et 1944 - la dernière
Panther-Abteilung constituée n'ayant été reconnue "apte au combat" qu'en juillet 1944! -, deux, qu'en juin 1944, la plupart de ces formations étaient encore stationnées en France, où elles avaient, à dater du 6 juin, constitué, dans l'urgence, une force blindée de qualité... sauf que les
Panther, comme les
Tiger avaient été engagés sur un terrain, le front normand, qui leur n'était pas favorable! Leurs longs canons et la puissance de leurs munitions antichars avaient été conçus pour "fumer du char russe", à 1500-2000 m, dans l’immensité de "platitude" que constituait la plaine russe! En Normandie, à l'été 1944, dans le bocage normand, la distance d'engagement était, le plus souvent, au mieux de 300-400 m! Dès lors, ce n'était plus, pour les
Panzer, un problème de performances du canon, mais celui de la qualité et de l'épaisseur de leur blindage, à courte distance! NOTA : çà ne s'était guère améliorer, à dater de la mi-août 1944, car l'environnement de combat, sur le Front Occidental, n'avait guère excédé plus de 800 m, - à noter que c'était déjà la limite d'engagement, en 1940, des blindés français les plus récents, armés, en tourelle, du canon de 47 mm (S-35 et B1 bis) - en de rares occasions, en fonction du terrain!
