Ben El Mehli a écrit:Loïc Charpentier a écrit:Les écrits de Saint-Exupéry, de son vivant, avaient été publiés par Gallimard, or, la ligne d'édition "Nouvelle Revue Française", ou NRF, avait, également, été créée, par le même éditeur, en 1908, perdurée jusqu'à l'occupation, où elle avait été mise en sommeil, jusqu'à sa "remise en service" en 1953.
Dans les ouvrages de Saint-Ex publiés par Gallimard et sa ligne d'édition NRF, il semble n'y avoir qu'une seule exception, le "
Petit Prince", publié, en 1943, en anglais et en français, par l'éditeur new-yorkais Reynal & Hitchcock.
Donc, tu avais, parfaitement, raison en évoquant la NRF!

Bonjour.
Sur la prétendue " mise en sommeil " de la NRF sous l'occupation, on peut lire ceci:
https://www.erudit.org/fr/revues/etudli ... /037901ar/Cordialement;
Ben El Mehli
Juste un petit détail qui a son importance, dans le portrait Wiki de l'auteur de cette étude, Gisèle Sapiro, il est précisé que "
ses travaux s'inscrivent dans la continuité de l'œuvre de Pierre Bourdieu". Or, il ne faut pas être grand clerc pour deviner les orientations politiques dudit Bourdieu et, par voie de conséquence, celles de Gisèle Sapiro, au demeurant, directrice de recherche au CNRS.
Il n'est pas question de remettre en question la qualité de son travail, mais, juste, de tenir compte de sa propre sensibilité politique, qui l'avait amenée, dans l'article que tu cites ... "
Un héritage symbolique détourné ? La nouvelle revue française des années noires", à reprendre,
sous une forme synthétique et remaniée, les analyses développées, notamment au chapitre 6" (sic) dans son étude "
La guerre des écrivains, 1940-1953", publié en 1999.
Dans les faits, elle avait, alors, passé à la loupe, essentiellement, les "écrivains maudits", tels que Drieu la Rochelle, nommé directeur de la NRF, en 1940, en place jusqu'en 1943, sauf qu'on doit, au passage, à ce dernier, la libération par l'Occupant, de plusieurs écrivains, dont Jean-Paul Sartre, tous, difficilement accusables de connivence particulière avec ledit Occupant.
A dater de 1943 et le départ de Drieu La Rochelle, Gallimard avait, lui-même, mis la ligne d'édition en sommeil, avant de la "redémarrer" en 1953, sous l'égide de son directeur "historique", Jean Paulhan, qui était resté gérant de la publication depuis 1920 et avait continué à l'assurer jusqu'en 1960.
Dans cette histoire très compliquée, notamment sous l'Occupation et à la Libération, un écrivain, tel que Saint-Ex, est, lui-aussi, difficilement soupçonnable d'une quelconque "collusion avec l'ennemi", dont l'ensemble de ses œuvres sera publié par Gallimard, dans deux tomes de sa célèbre et riche ligne d'édition de
La Pléiade, à dater de 1994.